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Pablo Escobar « offre » à la Colombie le plus grand troupeau d’hippopotames hors d’Afrique

Colombie / / Amérique du sud

Pablo Escaobar, le baron de la drogue a laissé à la Colombie un cadeau bien imposant. Des hippopotames, vingt après que le baron soit tombé, circulent en liberté et forment le plus grand troupeau sauvage hors d’Afrique dans le village de Doradal.

Ces hippopotames sont devenus la mascotte du village. On peut souvent les voir paître dans un pré, d’autres broutent plus bas dans le hameau de Doradal, et les plus aventureux s’avancent jusqu’au seuil des maisons. Alejandro, 19 ans a confié à l’AFP qu’ils arrivent de l’Hacienda Napoles par le canal après la tombée de la nuit.

Le village se situe à environ 190 km de Medellin, deuxième ville de Colombie, célèbre pour son cartel dirigé par Escobar qui a saccagé le pays il y a une vingtaine d’années.

Le parcours des hippopotames

C’est en 1978, au sein des 2000 hectares que Pablo Escobar s’est offert une villa et a ouvert un zoo, important des centaines d’espèces exotiques. David Echeverri, biologiste de la Cornare, corporation régionale de protection de l’environnement, financée par les biens saisis aux mafieux colombiens, explique que quatre hippopotames sont arrivés entre 1982 et 1984, en provenance d’un zoo californien.

Livrés à eux-mêmes depuis la mort du baron de la drogue, les animaux se sont multipliés, alors que les autres pensionnaires ont été vendus à des zoos. David Echeverri rappelle qu’ils constituent le groupe d’hippopotames le plus important du monde hors d’Afrique. Jairo Leon Henao, vétérinaire explique qu’ils n’ont pas de prédateurs et se reproduisent tous les deux ans, à raison d’un petit à la fois, ils sont donc plus en paix qu’au sein de leur habitat naturel.

Une prolifération inquiétante

M.Echeverri ajoute qu’ils sont estimés à 35 environ mais qu’il est très difficile de les compter car ils se cachent pour ressurgir ailleurs. Ils ont été vus jusqu’à 150 km du village détaille le vétérinaire.

Afin d’empêcher les fugues, la construction de clôture autour de leur périmètre favoris a démarré. Cela représente 25 hectares au milieu de l’hacienda. M . Echeverri rapporte que d’ici 18 mois la zone devrait être fermée avec des rochers, du barbelé et des citronniers épineux car ces intrus représentent un danger pour la biodiversité en déplaçant la faune native, telle que le lamantin ou la loutre. Ils peuvent également être porteurs de maladies fatales pour le bétail. Ils empêchent par ailleurs la pêche en contaminant les cours d’eau où ils défèquent.

Leur but est de gérer le statu quo, car ces animaux vivent jusqu’à 60 ans et le mâle dominant n’est âgé que de 40 ans. M. Echeverri rajoute qu’ils doivent également s’assurer de leur bonne nutrition, pour qu’ils ne fuient pas.

Dans l’ensemble, les habitants sont heureux de leur présence et estiment être des privilégiés.

 

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