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Le sable, une ressource qui tend à disparaître (et ce n’est pas une bonne nouvelle)

À l’époque de la mondialisation capitaliste et spéculative qui promet de loger 75% de la population dans les villes d’ici 2050, le bétonnage à tout crin va engendrer une pénurie de sable, qui compose 80% du béton.

Avec l’exploitation du sable nécessaire sur les sites d’extraction, les dégâts écologiques seront à terme irréversibles. Les problèmes se posent déjà au Laos, dans le lit du Mékong. L’extraction promet d’accélérer la salinité des rizières alors que le réchauffement climatique fait monter le niveau de la mer.

Une hausse de la population à l’origine du problème

Le monde aura une population qui approchera les 10 milliards d’habitants d’ici 2050 et on annonce que 75% de cette population vivra en ville contre 50% à l’heure actuelle. Ainsi partout sur la planète, sur les plages, le sable est ponctionné légalement ou illégalement notamment en Asie précise l’AFP, où l’extraction est considérable pour pouvoir répondre à l’expansion de la Chine et de Singapour. Le Moyen-Orient fait également importer du sable d’Australie, à cause de l’inutilité du sable de leur désert qui est trop « usé ». Quant à l’Europe elle continue de construire des capitales régionales alors que de nombreuses maisons sont à l’abandon dans les petits villages.

Le sable, deuxième ressource naturelle mondiale

Le sable est la seconde ressource naturelle la plus utilisée dans le monde après l’eau : 30 milliards de tonnes sont consommées chaque année. Alors que l’eau, elle, tombe du ciel, le sable lui n’apparaît pas si facilement. Le prélèvement effectué en mer est considérable, à cause des préjudices sur les côtes dans beaucoup de pays et notamment en France. Ce qui n’a pas empêché l’autorisation donnée par Emmanuel Macron, ministre de l’Économie,  de prélever du sable dans la baie de Lannion à 7 kilomètres au large de Trébeurden.

Des conséquences dramatiques

A ce rythme, le sable sera possiblement en pénurie avant le pétrole. Si les extractions massives continuent, les zones côtières pourraient être détruites et des millions d’hectares agricoles deviendraient inutilisables. Sept mois après la COP 21, il est temps que les gouvernements de tous les pays affrontent le problème et cessent de détourner la tête.

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