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Une fissure énorme annoncerait-elle l’effondrement de la calotte polaire ?

Selon une étude parue le 29 novembre dernier, une crevasse dans la banquise de l’Antarctique occidental pourrait être à l’origine d’effondrements de glace importants en cours et à venir.

En juillet 2015, un iceberg énorme s’est détaché de l’Île du Pin, se trouvant dans la partie occidentale de l’Antarctique. Des scientifiques de l’université d’État de l’Ohio ont indiqué avoir trouvé l’origine de cet effondrement et ont dévoilé les résultats de leurs recherches dans une étude publiée dans le Geophysical Research letters, et parue également sur le site EurekaAlert!, dévoilant au passage une gigantesque crevasse dans la calotte glaciaire.

Ces crevasses qui lancent l’alerte

L’année dernière, cette crevasse mesurant 32 kilomètres de longueur avait fendu la surface du glacier de l’Île du Pin, un iceberg de 360 kilomètres carrés s’en était détaché. D’après les chercheurs de l’Ohio, la glace a fondu par en dessous à cause du réchauffement de l’eau, ce qui a causé la fissure. Pour ces scientifiques, il s’agit là d’une preuve supplémentaire que le réchauffement climatique risque de créer de nouvelles crevasses dans l’inlandsis Ouest-Antarctique, la partie occidentale de la calotte polaire. Ces détachements pourraient, in fine, causer l’effondrement de la calotte polaire, ce qui engendrerait une montée impressionnante et catastrophique du niveau des mers, ainsi que de possibles inondations un peu partout sur le globe.

Dans Mashable France, une étude de la revue Nature expliquait dernièrement qu’il y aurait une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici 2100, si la calotte polaire s’effondrait. D’autres études plus pessimistes évoquent une augmentation de 3 mètres… et la disparition totale de New York, Miami ou Dacca.

Ian Mowat, directeur de l’étude et professeur associé en Sciences de la terre à l’université d’État de l’Ohio, a annoncé dans un communiqué de presse que maintenant la question n’est plus de savoir si la calotte glaciaire de l’Antarctique va fondre, mais quand…

Une fissure à l’endroit le plus solide

Le plus inquiétant, selon les scientifiques, est que la crevasse s’est formée au milieu de la banquise, soit à l’endroit où celle-ci est le plus solide. Cependant, pour Ian Joughin, ingénieur au laboratoire de physique appliquée de l’université de Washington, cette fissure pourrait être essentielle à l’écoulement de la glace. Il ajoute que le lieu de la fissure n’est pas totalement différent des lieux des précédentes fissures. Il pense qu’il est trop tôt pour dire qu’il s’agit d’un mouvement durable qui pourrait totalement altérer le rythme de retrait de la glace, à cet endroit de l’Antarctique.

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