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Chine : le pays va interdire le commerce de l’ivoire

Chine / / Asie

Pour mieux protéger les éléphants et continuer de lutter contre les trafics, le gouvernement chinois a annoncé le 30 décembre que le pays envisage de stopper peu à peu la vente et la transformation d’ivoire d’ici à la fin de l’année.

Le Kenya organisait le 30 avril dernier l’incinération massive d’environ 105 tonnes d’ivoire pour marquer les esprits et confirmer sa lutte contre le braconnage. Dans le même temps, la France est devenue le premier pays d’Europe à refuser le commerce de l’ivoire sur son territoire. Une accélération importante dans la lutte contre le massacre des pachydermes, qui sont convoités plus que jamais pour leurs défenses.
D’après le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), un éléphant est tué toutes les 15 minutes dans le monde pour son ivoire. Ce qui représente entre 25 000 et 35 000 animaux tués par an, la plupart du temps pour la revente à destination de l’Asie. À son tour la Chine prend parti avec une mesure forte ce qui est une grande avancée pour la défense des éléphants. Le prix de l’ivoire pouvant aller jusqu’à 1050 euros le kilo dans l’empire du Milieu, principal débouché de l’ivoire illégal.
Une mesure bientôt effective
Pour pouvoir accélérer la mise en place de cette mesure, le gouvernement chinois a indiqué que l’activité d’une première partie d’ateliers et de vendeurs devra cesser dès le 31 mars. La réglementation s’appliquera ensuite à tous les commerces d’ivoire, qui regroupent 34 entreprises de transformation ainsi que 143 centres de commerce.
Même si la contrebande reste difficile à contrôler, la fermeture des marchés nationaux est essentielle parce qu’elle est la première cause du braconnage des éléphants d’Afrique et d’Asie. De plus, cette décision devrait également sensibiliser les consommateurs pour aller vers une prise de conscience même si  les Chinois sont très adeptes des bijoux et des objets en ivoire, matière « noble » et reflet d’un statut social aisé.  Charlotte Nithart, porte-parole de l’association de protection de l’environnement Robin des Bois, explique qu’il faut accompagner les entreprises afin qu’elles se reconvertissent et utilisent des substituts. Le gouvernement chinois prévoit donc un plan d’accompagnement mais aussi une sensibilisation des consommateurs.

La nouvelle est plus que bonne pour la faune sauvage qui ne compterait aujourd’hui plus que 300 000 spécimens d’éléphants en Afrique et moins de 50 000 en Asie.

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