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San Francisco vote une loi interdisant la vente d’animaux ne provenant pas de refuges

USA / / Amérique du nord

Afin de stopper l’élevage industriel, les élus de la ville de San Francisco ont voté l’interdiction de la vente d’animaux ne provenant pas de refuges.

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Depuis longtemps, les associations de protection des animaux dénoncent le business des animaleries qui est bien souvent brutal et malfaisant pour les animaux. Les bêtes vendues dans ces boutiques proviennent d’élevages industriels et sont ensuite vendues comme animaux de compagnie pour les particuliers. La liste des reproches que l’on peut faire à ce business est longue : trafics, absence de contrôle, conditions de détention scandaleuses. L’ex-Présidente de la SPA (Société Protectrice des Animaux) et avocate au barreau de Paris, Caroline Lanty a publié en 2009 un livre intitulé « Le scandale de l’animal business ». Dans cet ouvrage elle révélait déjà l’envers du décor écoeurant des animaleries, où des animaux provenant souvent de filières mafieuses, sont traités comme de la marchandise.

Une réalité facile à oublier lorsque l’on rentre dans une animalerie et que l’on voit ces petites bêtes toutes mignonnes. C’est la raison pour laquelle les élus de la ville de San Francisco ont pris la décision d’agir en interdisant la vente d’animaux à l’exception de ceux provenant de refuges ou d’organismes de protection spécialisés. Une mesure radicale afin d’arrêter les trafics et le business des animaux de compagnie.

Cette nouvelle loi devrait promettre des jours meilleurs à des milliers de chiens et chats, et garantir que les animaux que nous adoptons proviennent de circuits éthiques qui n’enrichissent pas des magasins corrompus ou des mafias. Le conseil de surveillance chargé de la protection animale de la ville de San Francisco a informé dans une déclaration que la plupart des personnes qui apprécient les animaux seraient scandalisées à l’idée de voir leur animal de compagnie enfermé derrière les barreaux. Pourtant il s’agit bien là de la réalité de nombreux animaux à grande échelle.

Mimi Bekhechi, la directrice des programmes internationaux de l’association Peta s’est réjouie de cette nouvelle loi dans le journal The Independent. Selon elle, grâce à ce vote San Francisco prouve qu’elle est une ville qui aime les animaux et qu’elle admet que les animaux ne sont pas des marchandises mais des êtres vivants.
San Francisco est la première ville américaine à voter cette loi mais elle s’apprête à être rejointe par  Los Angeles, San Diego, Chicago, Philadelphie et Boston.

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