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Et si on finissait par vraiment « crever de chaud » ?

Une étude, parue le 19 juin sur le site Nature Climate Change, explique que mourrir littéralement de chaud est un risque qui menace actuellement environ un individu sur trois dans le monde.


Et si l’expression familière « crever de chaud » devenait réalité avec l’accélération du réchauffement climatique ? C’est ce qu’a tenté de démontrer une équipe de chercheurs de l’université d’Hawaï, à Manoa. L’équipe a étudié la littérature scientifique pour repérer les cas de mortalité associés à 783 épisodes de chaleur qui ont eu lieu dans le monde entre 1980 et 2014. Ils ont également mis en parallèle ces données avec différents paramètres météorologiques enregistrés lors de ces épisodes de canicule : la température de l’air, le taux d’humidité, la vitesse du vent…

La conclusion est sans appel, le couple température-humidité était le facteur déterminant pour rendre une vague de chaleur « potentiellement mortelle » en modifiant la capacité de thermorégulation de l’organisme humain. En calculant le seuil sous lequel nous étions susceptibles de mourir d’hyperthermie, ils en ont conclu qu’environ 13 % de la surface terrestre de la planète seraient touchés, une surface qui abrite 30 % de la population mondiale.

Seulement un tiers de la population épargnée

D’après les chercheurs, si on ne réussit pas à limiter nos émissions de gaz à effet de serre, les trois quarts des habitants de la planète seraient menacés par des vagues de chaleur potentiellement mortelles en 2100. Si nous ne parvenons pas à maîtriser le réchauffement climatique, le réchauffement moyen à l’échelle de la planète pourrait être  de +3,7 degrés en 2100, et 47 % du territoire et 74 % des individus seraient alors en danger. En supposant que nous limitions nos émissions à +1 degré, comme le recommandent les experts, cette zone toucherait 27 % de la surface du globe et 48 % de la population en 2100…

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