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La loi sur la vente des pesticides n’est pas respectée par tous les magasins

On compte une entreprise sur deux qui ne respecte pas l’interdiction de la vente en libre-service de pesticides.

Une enquête de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), parue le mardi 11 juillet, dévoile que 44 % des enseignes ne respectent pas la législation entrée en vigueur en janvier 2017, interdisant la vente en libre-service de pesticides. On peut dans sans soucis se procurer des produits comme des désherbants dangereux pour l’environnement et la santé.

L’association de consommateurs a mis en place une enquête « client mystère », ce qui a permis le contrôle de 158 magasins à travers 32 départements. On y trouve 79 % d’enseignes spécialisées (Mr. Bricolage, Bricomarché, Castorama, Jardiland, Truffaut, etc.) et 21 % de grandes surfaces disposant d’un espace dédié au jardinage. Ainsi, 44 % des enseignes sont dans l’illégalité face à la réglementation.

Des clients mal informés

L’association souligne que depuis le 1er janvier 2017, la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAAF) interdit la vente des pesticides chimiques les plus dangereux dans les rayons en libre-service. Cependant la réalité est tout autre.

D’après l’enquête, 20 % des magasins continuent de vendre des pesticides uniquement en accès direct. De plus, quand un vendeur a pu être questionné, dans 36 % des cas, aucun conseil n’a été prodigué. Les éléments très importants tels que la présence d’un chien ou d’un potager, les protections à prévoir (masque, gants…), ou encore la méthode d’utilisation, ont été totalement omis par le personnel des magasins . Évidemment, l’endroit où l’on est le plus mal informé en la matière reste la grande distribution, avec 49 % des enseignes qui ne respectent pas la loi, contre 30 % chez les enseignes spécialisées.

L’association souligne que certains de ces produits contiennent des perturbateurs endocriniens qui sont
 potentiellement cancérigènes. Elle réclame donc avec raison que leur interdiction pure et simple soit définitivement adoptée avant 2019. Une date à laquelle la vente de ces produits doit être totalement interdite aux particuliers. Il s’agit de 66 600 tonnes de produits phytosanitaires qui sont encore utilisés en France. Ce qui fait malheureusement de notre pays le deuxième plus gros consommateur européen après l’Espagne.

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