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Des traces de pas humains datées de 13.000 ans ont été découvertes au Canada en Colombie-Britannique

Canada / / Amérique du nord

Cette découverte confirme l’hypothèse que les premiers hommes arrivés en Amérique du Nord ont migré d’Asie.

Des traces de pas d’humains ont été découvertes sur une île le long de la côte de la Colombie-Britannique. D’après une étude parue mercredi 28 mars dans la revue PLOS ONE, les traces seraient vieilles d’environ 13.000 ans, ce qui font d’elles les plus anciennes découvertes en Amérique du Nord.

Les auteurs de l’étude spécifient que les traces sont probablement celles de deux adultes et d’un enfant, qui marchaient pieds nus sur un sol argileux, sur un lieu devenu une plage de l’île Calvert, au nord-est de l’île de Vancouver.

Duncan McLaren, professeur d’anthropologie au Hakai Institute et à l’université de Victoria, en Colombie-Britannique et auteur principal de l’étude, explique qu’au total, 29 empreintes de pied ont été découvertes dans des sédiments durant des travaux d’excavation effectués de 2014 à 2016.

Un couloir de l’Asie à l’Amérique

L’étude prouve que les humains étaient sur la côte du Pacifique en Colombie-Britannique il y a environ 13.000 ans et que la région était déjà libéré de toute glace bien antérieurement à la fin de la dernière période glaciaire sur le continent, vieille de 11.700 ans.

Cette découverte crédibilise un peu plus l’hypothèse défendue par un nombre de plus en plus grand de chercheurs selon laquelle les premiers hommes arrivés en Amérique du Nord venaient d’Asie en empruntant un corridor terrestre le long de la côte, libre de glace, pour finalement trouver point de chute en Colombie-Britannique.

Confirmer cette hypothèse n’est pas chose aisée pour les chercheurs, pour cause l’accessibilité de cette région qui se fait uniquement en bateau. Elle est très accidentée et couverte de forêts denses. Pour réussir leur exploration, les chercheurs ont concentré leurs recherches dans une zone de marées sur l’île Calvert, où le niveau de l’eau était de deux à trois mètres plus bas qu’aujourd’hui à la fin de l’ère glaciaire.

Les auteurs de l’étude estiment que d’autres travaux d’excavation avec des méthodes plus élaborées amènerait à découvrir davantage de traces de pas, permettant de reconstituer petit à petit l’histoire des premiers peuplements humains le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord.

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