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Des avions renifleurs de la mission «Magic» traquent les gaz à effet de serre à Toulouse

France / / Europe

Au cœur de la ville rose, la mission scientifique Magic vient de terminer une campagne de vols visant à mesurer la répartition des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Une première étape dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Plusieurs « chandelles » ainsi que des passages en rase-mottes, on pourrait croire que les chercheurs du Cnes, du CNRS ou de Météo France se sont reconvertis dans les meetings aériens, mais ce n’est évidemment pas le cas. S’ils ont pris place ces deux dernières semaines à bord d’un Falcon 20 du Safire, c’est uniquement afin de mener une mission inédite. Il s’agit de traquer dans l’atmosphère les concentrations de méthane et de dioxyde de carbone qui sont les deux principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Le Falcon possède une corne anémomètre façon espadon, des sondes aérosol, et des équipements électroniques à la place des sièges qui lui ont permis de renifler l’atmosphère au-dessus de la région toulousaine et de l’Orléanais.

Cyril Crevoisier (CNRS) le responsable scientifique de cette mission inédite baptisée Magic explique que l’objectif est de comprendre la répartition verticale des gaz à effet de serre dans l’atmosphère car jusqu’ici il y a eu peu de mesures verticales.

Préparer des missions dans l’espace

Les avions sont forts mais ne suffisent pas, ainsi l’équipe a également lâché sur leur passage d’énormes ballons-sondes, pouvant atteindre 30 km d’altitude, et effectuer leurs propres carottages atmosphériques avant d’exploser. Il s’agit d’un instrument du Cnes, au sol, il peut aussi évaluer les quantités de CO2 et de méthane en décomposant le rayonnement solaire.

Les chercheurs mettent en comparaison les résultats de ces trois techniques et s’étalonnent. Puisque l’objectif de Magic est de préparer les futures missions spatiales pour le suivi des gaz à effet de serre annoncé lors de la COP 21 de Paris. Comme la mission franco-allemande Merlin pour le méthane, ou le lancement du micro-satellite MicroCarb, en 2021, pour le CO2.

Caroline Bès (Cnes), responsable des mesures scientifiques de la mission a annoncé qu’il y aura d’autres campagnes de vol avant et pendant ces missions spatiales afin de permettre aux instances publiques de prendre les meilleures décisions possibles au sujet du dérèglement climatique.

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