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Bonne nouvelle de l’Antarctique : le substrat rocheux pourrait sauver la banquise

Après les nouvelles troublantes de la fonte des glaces en Antarctique ces cinq dernières années, une nouvelle étude publiée le 21 juin donne des nouvelles surprenantes, mais rassurantes pour le pôle Sud et sa banquise occidentale vulnérable.

Une étude parue dans la revue Science datant du 21 juin offre une lueur d’espoir, documentant un processus qui pourrait ralentir l’effondrement. Au fur et à mesure que la glace fond et que la charge sur la croûte s’éclaircit, le substrat rocheux sous l’Antarctique occidental augmente rapidement. Dans certains endroits, il pourrait s’élever de 8 mètres au cours du prochain siècle, protégeant potentiellement la glace de l’eau de mer chaude, qui la fait fond par le bas.

Un soulèvement très rapide par rapport aux prévisions

« Le taux de soulèvement que nous avons trouvé est inhabituel et très surprenant, il change la donne », a déclaré le co-auteur de l’étude et professeur de sciences de la terre de l’Université de l’Ohio, Terry Wilson.

L’étude est une bonne nouvelle pour les habitants des zones côtières, puisque la banquise occidentale vulnérable pourrait causer une élévation du niveau de la mer de plus de trois mètres si elle s’effondrait.

Heureusement, à mesure que la glace fond, le sol est soulagé de ce poids, remonte et déplace la glace restante loin des eaux « chaudes » responsable de sa fonte.

« Ce soulèvement très rapide peut ralentir l’émaciation et l’effondrement éventuel de la calotte glaciaire », a déclaré à The Independent le co-auteur de l’étude et professeur Rick Aster de l’Université du Colorado.

Les chercheurs savaient que la fonte de la glace conduirait au soulèvement du substratum rocheux, mais ils pensaient que ce processus prendrait des milliers d’années et ne se produirait pas assez rapidement pour stabiliser la calotte glaciaire.

Ils ont mesuré un taux de soulèvement de 41 millimètres par an, comparé aux taux de soulèvement de 20 à 30 millimètres par an en Alaska et en Islande, qui sont considérés comme des soulèvements rapides.

« Nous pensions auparavant que le soulèvement se produirait sur des milliers d’années à un rythme très lent, pas assez pour stabiliser la calotte glaciaire », indique terry Wilson dans son communiqué.

Une « bonne » nouvelle accueillie avec des pincettes

Les scientifiques qui ne sont pas impliqués dans l’étude ont déclaré que les résultats ne sauveraient pas la nappe de glace si les humains continuaient à « appuyer sur l’accélérateur du changement climatique ».

Malgré ces « bonnes nouvelles », ce taux de soulèvement confère la perte du poids de la calotte glacière, et suggère que 10% de glace de plus a fondu, a indiqué la publication de l’Université de l’Ohio.

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