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Delhi : la pire pollution de l’air de l’année frappe la ville indienne

Inde / / Asie

Un smog toxique entraine des annulations, détournements et retards de vols du fait de la pire pollution de l’air de cette année à New Delhi. « La pollution a atteint des niveaux insupportables », déclare le Premier ministre de la ville.

Le smog toxique a forcé des dizaines de vols à destination de Delhi à être annulés, détournés ou retardés, la ville indienne enregistrant ses pires niveaux de pollution atmosphérique depuis le début de l’année.

Les autorités ont déjà déclaré une urgence de santé publique et ordonné la fermeture des écoles.

Mais la qualité de l’air s’est encore détériorée le dimanche 3 novembre, ce qui a entraîné l’annulation de vols en raison d’une visibilité réduite.

Pollution de l’air à son maximum

Les capteurs de la région centrale ont enregistré un indice de qualité de l’air bien supérieur à 900, dépassant outrageusement le niveau « sévère – urgent » établit à 500.

Les routes étaient presque désertes car un grand nombre de personnes restaient à la maison plutôt que de s’exposer à une atmosphère nocive et les médecins ont signalé un pic chez les patients souffrant de problèmes respiratoires.

Le smog toxique de New Delhi propulse la pollution de l’air à son maximum

Deux compagnies aériennes, Vistara et Spicejet, ont averti les passagers que plusieurs vols avaient été déviés vers Mumbai ou Amritsar en raison de la « mauvaise visibilité » de l’aéroport international Indira Gandhi.

Le smog ne devrait pas disparaître avant la fin de la semaine, selon l’agence gouvernementale de surveillance de l’environnement, SAFAR, qui a imputé la pollution élevée à Delhi au brûlage de cultures dans les États voisins.

La Cour suprême du pays devrait probablement recevoir une pétition de l’agence pour l’environnement demandant aux gouvernements des États de prendre des mesures plus sévères contre les agriculteurs qui contribuent à la pollution.

Arvind Kejriwal, le principal ministre de Delhi, a exhorté le gouvernement central à faire davantage pour aider la ville, ajoutant que les habitants de la capitale « souffraient pour une faute dont ils ne sont pas responsables ».

Une chambre à gaz

« La pollution a atteint des niveaux insupportables dans le nord de l’Inde », a-t-il tweeté.

Monsieur Kejriwal a déjà annoncé son intention de réduire de moitié le nombre de véhicules privés sur les routes en imposant des journées de trafic alterné comme on l’a déjà connu en France, à partir du 4 novembre.

Il a également lancé une campagne de distribution gratuite de cinq millions de masques anti-pollution, décrivant Delhi comme une « chambre à gaz ».

L’incapacité de contrôler la pollution dans la région a incité de nombreux habitants à vouloir quitter la région, selon une enquête menée auprès de 17 000 personnes par le cabinet de conseil privé Local Circles.

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