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	<title>Green et vert &#187; agriculture locale</title>
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		<title>Les cabosses de cacao, une nouvelle arme contre la malnutrition</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 23:31:08 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Considérée jusqu’alors comme un déchet, l’écorce de cacao fait son entrée dans la gastronomie péruvienne. Grâce a son gout neutre, cet ingrédient riche en vitamines et en minéraux s’intègre à tous les plats. Il pourrait permettre de lutter contre la faim dans les pays producteurs de cacao.</strong></p>
<div id="attachment_45770" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><strong><img class="size-full wp-image-45770" title="perou_cabosse" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2012/01/perou_cabosse.jpg" alt="" width="500" height="375" /></strong><p class="wp-caption-text">Les cabosse de cacao bientôt dans les assiettes préuviennes? ©coconut wireless (Flickr)</p></div>
<p>Le <a title="céviche sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ceviche" target="_blank">céviche</a>, <a title="Ocopa" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ocopa" target="_blank">l’ocapa</a>, <a title="Papa à la Huancaina" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Papa_a_la_huancaina" target="_blank">les papas à la Huancaina</a> et d’autres plats typiques qui font la renommée gastronomique internationale du pays pourraient bientôt s’enrichir d’un ingrédient encore ignoré il y a peu. Pourtant le Pérou en est un des principaux producteurs au monde.</p>
<p><strong>Des qualités nutritives exceptionnelles</strong></p>
<p>Des travaux de l’Institut de nutrition, d’éducation et de développement (INED), mettent en avant les propriétés nutritionnelles exceptionnelles des cabosses (les gangues contenant les fèves de cacao). Mercedes Mendoza Albarracín, directrice de l’INED, le confirme:</p>
<blockquote><p>Les cabosses contiennent d’importantes quantités de vitamines C et A, ainsi que des minéraux essentiels comme le calcium et le magnésium.</p></blockquote>
<p>Sans compter que les propriétés épaississantes de l’écorce de cacao peuvent s’avérer particulièrement intéressantes en cuisine pour la réalisation de nombreux plats.</p>
<p><strong>100 000 tonnes de cabosses pourraient être valorisées</strong></p>
<p>Avec une production nationale de cacao estimée à 42 000 tonnes, ce sont plus de 100 000 tonnes de cabosses qui sont détruites chaque année au Pérou au lieu d’être valorisées, affirme la spécialiste.</p>
<p>Mercedes Mendoza Albarracín considère les cabosses comme un excellent complément nutritionnel, utile dans la lutte contre la malnutrition en milieu rural. En plus de l’intégrer à leur alimentation, les cacaoculteurs pourraient également fabriquer divers produits dérivés pour l’industrie.</p>
<blockquote><p>Cela se traduirait par une meilleur alimentation pour les familles et par des meilleurs revenus pour les cultivateurs, puisque le fruit du cacao serait exploité dans sa totalité.</p></blockquote>
<p>En mars 2011, Mercedes Mendoza Albarracín a publié le Premier recueil de recettes du fruit du cacaoyer, qui dévoile la réalisation de 20 plats utilisant les cabosses de cacao.</p>
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		<title>Accroissement de la population et secteur alimentaire, un potentiel à exploiter</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 23:40:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alimentaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que la population mondiale ne cesse d’augmenter, le secteur agroalimentaire doit faire ses preuves face à la demande grandissante. Le pays paraît avoir le potentiel pour faire face en grande partie à cette augmentation. Mais qu’en est-il dans la réalité?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que la population mondiale ne cesse d’augmenter, le secteur agroalimentaire doit faire ses preuves face à la demande grandissante. Le pays paraît avoir le potentiel pour faire face en grande partie à cette augmentation. Mais qu’en est-il dans la réalité?</strong></p>
<div id="attachment_39119" class="wp-caption alignleft" style="width: 301px"><a href="http://www.greenetvert.fr/2012/2011/11/22/accroissement-de-la-population-et-secteur-alimentaire-un-potentiel-a-exploiter/canada_foodpeople_champs/" rel="attachment wp-att-39119"><img class="size-medium wp-image-39119" title="Champs au Canada" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/11/canada_FoodPeople_champs-308x360.jpg" alt="Champs au Canada." width="291" height="340" /></a><p class="wp-caption-text">Champs agricoles canadiens. © SpecialKRB (Flickr.com)</p></div>
<p>Quand Bob Dylan chantait en 1965: <em>&laquo;&nbsp;Je n’irai plus jamais travailler à la ferme de Maggie </em>(I ain&#8217;t gonna work on Maggie&#8217;s farm no more)<em>&laquo;&nbsp;</em>, il se faisait l&#8217;écho de l&#8217;image  que nous avions des conditions de vie et de travail dans les fermes. La grande dépression des années 30 a provoqué dans nos esprits une assimilation de l&#8217;agriculture avec la pauvreté extrême. Les technologies archaïques et les prix capricieux des matières premières ont consolidé cette image.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rompre avec la vision obsolète de l’agriculture</strong></p>
<p>À Ottawa, autant que dans l&#8217;imagination populaire, les secteurs de l’agriculture et de l’alimentaire semblent encore faire partie de l&#8217;ancienne économie. Les fermes familiales sont perçues comme des êtres surnaturels qui vampirisent les impôts du pays, pour maintenir une circonscription rurale puissante sur le plan politique.</p>
<p>Pourtant, la position du Canada dans le secteur de l’agriculture pourrait être totalement différente si sa vision obsolète n’était pas brouillée par trop de politiciens, de fonctionnaires et de leaders d&#8217;opinions qui continuent de cultiver cette idée dépassée.</p>
<p><strong>L’avenir en jeu</strong></p>
<p>Loin d&#8217;être en déclin, le secteur agricole et alimentaire est un géant économique avec un gros  potentiel pour le pays. La quantité de nourriture qui sera consommée dans les 50 prochaines années dépassera tous ce qui a été connu dans toute l&#8217;histoire de l’humanité. La demande mondiale ne cesse de croître, portée par l’augmentation de la population et la hausse des revenus mondiaux.</p>
<p>Pourtant, la capacité de la planète à répondre à cette demande croissante est douteuse&#8230; Après un demi-siècle de révolution verte et d’accélération de la production alimentaire, le taux de croissance s’essouffle juste au moment où nous en avons le plus besoin. Si nous ne trouvons pas les moyens de relever ce défi, des pénuries alimentaires majeures et des catastrophes humanitaires ne tarderont pas à se produire.</p>
<p><strong>Où le Canada se situe-t-il dans tout ça?</strong></p>
<p>Le pays paraît avoir le potentiel pour faire face en grande partie à l’augmentation de la demande mondiale en produits alimentaires. Il possède de vastes étendues de terres agricoles ainsi qu’un sol en bien meilleure santé que beaucoup d&#8217;autres grandes nations actuellement productrices de denrées alimentaires.</p>
<p><object width="480" height="274" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZrZ3wpYLzjw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="274" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ZrZ3wpYLzjw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Le climat est clément et le changement climatique est susceptible de le rendre encore plus favorable. Son approvisionnement en eau douce, un enjeu majeur pour les agriculteurs, fait l&#8217;envie du monde entier. Et il est composé d’une population  instruite et expérimentée dans chacune des filières touchées : agriculteurs, techniciens, chercheurs, gestionnaires, fabricants et plus encore.</p>
<p><strong>Moderniser le secteur</strong></p>
<p>Pourtant, malgré l&#8217;ampleur de la demande et l’opportunité qu’offre sa position, le Canada ne profite pas de ces circonstances favorables,  sa capacité à approvisionner les marchés mondiaux est en déclin et la productivité des exploitations est en baisse.</p>
<p>Les critiques vont aux politiques obsolètes du gouvernement dont les dépenses seraient trop importantes et mal utilisées. Souvent les exploitations ne sont pas rentables, et il devient encore plus difficile de justifier l’investissement de nouveaux capitaux (cf. politique contre le déclin de la ferme familiale). Le bilan de l’investissement est  en baisse.</p>
<p>Il faudrait investir dans des productions stratégiques pour amener les communautés agricoles à de meilleurs niveaux de productivité, d&#8217;innovation et de gestion environnementales.</p>
<p><a title="Article sur le site web du &quot;Vancouver Sun&quot;" href="http://www.vancouversun.com/news/Canada+ability+supply+food+world+declines+global+population+incomes+increase/5658600/story.html" target="_blank">vancouversun.com</a></p>
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		<title>Chaque semaine, un village disparaît de la carte</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 23:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alimentaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie & Entreprise]]></category>
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		<description><![CDATA[Faute d'infrastructures, même élémentaires, les résidents de la plupart des villages ukrainiens n'ont guère le choix : tenter de survivre ou partir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Faute d&#8217;infrastructures, même élémentaires, les résidents de la plupart des villages ukrainiens n&#8217;ont guère le choix : tenter de survivre ou partir.</strong></p>
<p>J&#8217;ai rencontré Bohdan à un arrêt de bus du village de Borodianka, dans la région de Kiev. Bohdan est un habitué de ce vieux bus qui, les bons jours, fait souvent le voyage jusqu&#8217;à son village. Il a pris ce bus pour toutes sortes d&#8217;occasions dans sa vie : d&#8217;abord à l&#8217;école primaire, maintenant pour rejoindre son lycée professionnel où il étudie pour devenir conducteur de tracteur. Dans son village natal de Stara Buda, il n&#8217;y a pas d&#8217;école et pratiquement pas de jeunes.</p>
<p><strong>Villas et balais</strong></p>
<p>Les villages dans les environs de Stara Buda sont presque tous morts. Même le chauffeur de bus refuse d&#8217;aller à Velyky Lis ou Koblytsia, plus loin sur la route. Il dit que toute la population de Velyky Lis se résume à deux vieillards&#8230; Les autres ont déménagé ailleurs. Un autre chauffeur estime au contraire qu&#8217;on y voit désormais plus de signes de vie qu&#8217;avant. Sûrement grâce aux maisons de campagne, aux villas et même aux clubs construits par les riches habitants de Kiev. Mais il ne recommande pas pour autant de prendre un bus pour s&#8217;y rendre : sans voiture, vous devrez rentrer à pied, et prendre le risque de passer la nuit à la belle étoile&#8230;</p>
<div id="attachment_39150" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a href="http://www.greenetvert.fr/2012/2011/11/22/chaque-semaine-un-village-disparait-de-la-carte/ukraine_villages_solitude/" rel="attachment wp-att-39150"><img class="size-medium wp-image-39150" title="Exode rural" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/11/ukraine_Villages_solitude-540x316.jpg" alt="Exode rural." width="540" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Les villages ukrainiens font face à un exode de plus en plus prononcé. © Kyle Taylor (Flickr.com)</p></div>
<p>Il n&#8217;y a pas de villas à Stara Buda. Mais ses habitants ne s&#8217;en plaignent pas. Ils se considèrent chanceux car dans d&#8217;autres villages, la situation est bien pire. Les anciens aiment à rappeler que le village était autrefois beaucoup plus grand. Maintenant, il ne reste que deux rues et 80 foyers. Kolia, l&#8217;oncle de Bohdan se plaint :</p>
<blockquote><p>Il n&#8217;y a pas d&#8217;emplois, les jeunes fuient, et donc les villages se meurent. S&#8217;ils pouvaient y trouver un bon salaire, les gens resteraient ici pour vivre et travailler.</p></blockquote>
<p>Au cours des huit années qu&#8217;il a vécu ici, la population a un peu augmenté. Mais la croissance n&#8217;est pas due au nombre de naissances, mais plutôt aux gens qui viennent d&#8217;ailleurs et aux propriétaires de chalets. <em>&laquo;&nbsp;Les personnes âgées et les retraités viennent volontiers ici. Le village est calme, il y a une forêt où les gens peuvent cueillir des champignons et des baies.&nbsp;&raquo;</em> <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est pour l&#8217;argent, pas pour les baies !&nbsp;&raquo;</em>, exclame Halyna, la femme de Kolia.</p>
<p>Beaucoup de villageois vendent effectivement des champignons et des baies dans les alentours tandis que d&#8217;autres arrivent avec leurs propres idées pour gagner de l&#8217;argent. Mykola, leur voisin, a ouvert le seul magasin de Stara Buda,  non pas tant pour en tirer profit mais plutôt pour aider ses concitoyens. Kolia approuve :</p>
<blockquote><p>C&#8217;est une bonne chose que nous, nous ayons au moins une voiture. On peut ainsi aller acheter des produits ailleurs. Mais que peut faire une vieille femme seule par exemple ? Alors Mykola a ouvert son magasin. Il a apporté beaucoup de produits, et maintenant nous avons tout.</p></blockquote>
<p>Mais juste après, il tire sur sa cigarette et soupire: <em>&laquo;&nbsp;Mais toujours pas de tabac&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Sauvés par la route</strong></p>
<p>Nous passons devant une maison où trois familles travaillent ensemble : les anciens et les jeunes tissent des balais dans la cour. Ils iront plus tard les vendre en ville. Des femmes déclarent :</p>
<blockquote><p>Les gens survivent pour le moment mais quand la neige tombera, il n&#8217;y aura rien. Si nous obtenons aujourd&#8217;hui 1,7 hryvnias [0,1 euros] par balai, c&#8217;est déjà une bonne chose.</p></blockquote>
<p>La vente de balais est une source typique de revenu supplémentaire pour les paysans à travers l&#8217;Ukraine. Ils vendent aussi du lait à 2 hryvnias le litre, en passant par des intermédiaires qui le revendent ensuite dans les grandes laiteries pour 6 à 8  hryvnias. Serhiy Pavlenko, du village de Lehedzyne, dans la région de Tchernivtsi, est très pessimiste sur l&#8217;avenir des villages en Ukraine :</p>
<blockquote><p>Les villages qui sont situés à 30-40 km des villes vont survivre pendant un certain temps, mais les autres vont finir envahis par les mauvaises herbes.</p></blockquote>
<p>Quand il rentre chez lui, dans son village natal, ses propos sont laconiques : <em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est la route qui nous sauve.&nbsp;&raquo;</em> Elle permet aux gens de se rendre au travail à Ouman ou à Talny, le centre du district. Pour aller à Kiev, c&#8217;est un voyage de plus de deux heures par le train de banlieue ou en bus. Les femmes du coin y travaillent comme infirmières dans les hôpitaux et les hommes comme gardiens ou nettoyeurs de rue.</p>
<div id="attachment_39147" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><a href="http://www.greenetvert.fr/2012/2011/11/22/chaque-semaine-un-village-disparait-de-la-carte/ukraine_villages_train/" rel="attachment wp-att-39147"><img class="size-medium wp-image-39147" title="Village vu du train" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/11/ukraine_Villages_train-480x360.jpg" alt="Village vu du train." width="480" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Un village aperçu à bord d&#39;un train vers la ville. © Matvey Andreyev (Flickr.com)</p></div>
<p>Les gens de la campagne n&#8217;ont pas d&#8217;autre choix, ils disent que leurs villages meurent littéralement devant leurs yeux. Après la fermeture des fermes, les jeunes préfèrent de plus en plus rallier les villes, où les salaires sont stables, même si le loyer est élevé, plutôt que de lutter en essayant de trouver un emploi dans la campagne.</p>
<p><strong>Pas de fenêtres, ni </strong><strong>de </strong><strong>portes</strong></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il y a des gens bien dans les villages, mais ils sont souvent étranglées par la vodka&nbsp;&raquo;</em>, explique encore Halyna. Elle est connue comme “guérisseuse” à Stara Buda, et les malades lui viennent des villages voisins. Mais ni elle, ni l&#8217;infirmière du poste de secours (équipé simplement de bandages et d&#8217;iode) ne peut guérir le fléau de l&#8217;alcoolisme&#8230; Cette maladie a tué dix personnes à Stara Buda ces sept dernières années. Halyna se lamente :</p>
<blockquote><p>Regardez, les maisons sont comme des trous vides à cause de la vodka. Ils gaspillent tout ce qu&#8217;ils gagnent en boisson. Comment peuvent-ils mener leur vie comme ça ?</p></blockquote>
<p>Cependant, beaucoup sont convaincus que la situation dans les villes est encore pire : les paysannes qui vont vendre leurs marchandises sur les marchés de Kiev sont habituées à voir les alcooliques locaux mendier pour &laquo;&nbsp;20 kopeks&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>L&#8217;effet domino de </strong><strong>la migration</strong></p>
<p>Selon le Comité d&#8217;État de la statistique, la population rurale ukrainienne a chuté de 0,7% rien que cette année. Depuis le 1er août 2011, les ruraux forment 31,4% du total de la population. Une des raisons à ce dépeuplement des campagnes est la migration, causée principalement par un chômage élevé et un faible niveau de vie en zone rurale. Une étude a montré qu&#8217;en Crimée, où 77% de la population vit à la campagne, la moitié des ménages ne peut répondre à ses besoins fondamentaux, tandis qu&#8217;une personne sur cinq ne mange pas à sa faim.</p>
<p>La migration de la main-d&#8217;œuvre produit un effet domino qui entraîne encore plus de personnes à se déplacer. Les écoles en sont l&#8217;exemple le plus évident. L&#8217;école de Mala Berezanka avait l&#8217;habitude d&#8217;avoir trois groupes d&#8217;élèves en première année, alors que maintenant, elle n&#8217;ouvre une classe que si il y a au moins deux enfants par niveau. Mais même cela est menacé : les écoles avec trop peu d&#8217;élèves seront fermées, car l&#8217;État estime que cela coûte trop cher de les conserver. Cependant, c&#8217;est précisément l&#8217;absence d&#8217;une école dans son village natal (ou la mauvaise qualité de l&#8217;éducation dans un village voisin) qui fait pencher la balance quand les jeunes gens décident où s&#8217;installer pour vivre.</p>
<div id="attachment_39144" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a href="http://www.greenetvert.fr/2012/2011/11/22/chaque-semaine-un-village-disparait-de-la-carte/ukraine_villages_survie/" rel="attachment wp-att-39144"><img class="size-medium wp-image-39144" title="Campagne ukrainienne" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/11/ukraine_Villages_survie-540x281.jpg" alt="Campagne ukrainienne." width="540" height="281" /></a><p class="wp-caption-text">Dans la campagne ukrainienne ne subsiste guère qu&#39;une agriculture de survie. © Kyle Taylor (Flickr.com)</p></div>
<p>La campagne souffrira encore plus le jour où les terres agricoles seront mises en vente en Ukraine, ce qui est, pour l&#8217;instant, impossible, d&#8217;après une mesure qui date de l&#8217;ère soviétique. Le risque est que les petits agriculteurs en manque de fonds vendent à la va-vite. Serhiy Pavlenko met en garde :</p>
<blockquote><p>Un homme achète un tracteur, mais celui-ci tombe en panne ; il doit alors emprunter 2000<strong> </strong>hryvnias pour en acheter un nouveau. Où va t&#8217;il trouver l&#8217;argent ? Les gens qui ont déjà un lot de terre vont acheter celui de leurs voisins et devenir grands propriétaires.</p></blockquote>
<p>Et aujourd&#8217;hui, avec les machines modernes, les investisseurs d&#8217;affaires auront de moins en moins besoin de travailleurs locaux. Les paysans sont convaincus qu&#8217;une loi sur la vente des zones agricoles, mal conçue et mal planifiée, n&#8217;aura pour seul effet que de les forcer à abandonner la terre qui les a nourris pendant si longtemps. Car la terre est la principale richesse de ces villages.</p>
<p><strong>Un village est un village, même en Europe?</strong></p>
<p>L&#8217;urbanisation massive fait grimper le chômage et rend les villes surpeuplées. L’Ukraine n&#8217;est pas le seul pays à avoir mis la question rurale dans son agenda. Dans la vieille Europe aussi on se bat contre la crise démographique et la diminution du nombre de villages, un effet secondaire de l&#8217;urbanisation. Les stratégies varient d&#8217;un pays à l&#8217;autre.</p>
<p>La Bulgarie et de nombreux autres pays des Balkans tentent de réorienter leur population rurale grâce à des sources de revenu autres que l&#8217;agriculture. Stuart Burgess, le chef de la Commission britannique pour les collectivités rurales, a déclaré que près de 200 000 jeunes gens au Royaume-Uni ont migré vers les villes. Les principales raisons sont le manque d&#8217;emplois et de logements abordables et &#8211; surprise &#8211; l&#8217;absence de connexion Internet haut débit. Toutefois, le gouvernement britannique prévoit l&#8217;accès à Internet dans chaque maison en 2012.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p><strong>La modernisation est la solution</strong></p>
<p><em>The Ukrainian Week</em><em> </em>a demandé<em> </em>à Oleksiy Pozniak, chef du Département d&#8217;études des migrations à l&#8217;Institut Ptukha des données démographiques et la recherche sociale, pourquoi les villages disparaissent. Voici sa réponse :</p>
<blockquote><p>La population rurale de l&#8217;Ukraine est trop importante par rapport aux normes européennes. L&#8217;agriculture n&#8217;est pas suffisamment mécanisée et automatisée : il faut une ferme entière en Ukraine pour faire un travail accompli par un agriculteur et deux ou trois saisonniers en Europe occidentale. Si les villages se modernisent, la migration vers les villes ne sera plus une menace. Dans l&#8217;Union Européenne, ce type de migration n&#8217;est pas très prononcée. Grâce à des des infrastructures de transport bien développées, les gens vivent souvent à 50-70 km en dehors de la ville où ils travaillent. En Ukraine, cette manière de vivre coûte beaucoup plus chère, à cause de l&#8217;état de nos infrastructures.</p></blockquote>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;The Ukrainian Week&quot;" href="http://ukrainianweek.com/Society/35295" target="_blank">ukrainianweek.com</a></p>
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		<title>Ses vertus font du quinoa l&#039;aliment du futur</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 23:50:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alimentaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement bolivien demandera à l'ONU de déclarer 2012 année internationale du quinoa. Capable de s'adapter à des conditions climatiques difficiles, cette pseudo-céréale peut contribuer à mieux nourrir la planète, grâce à ses étonnantes propriétés nutritionnelles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le gouvernement bolivien demandera à l&#8217;ONU de déclarer 2012 année internationale du quinoa. Capable de s&#8217;adapter à des conditions climatiques difficiles, cette pseudo-céréale peut contribuer à mieux nourrir la planète, grâce à ses étonnantes propriétés nutritionnelles.</strong></p>
<div id="attachment_38520" class="wp-caption alignleft" style="width: 249px"><a rel="attachment wp-att-38520" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/15/ses-vertus-font-du-quinoa-laliment-du-futur/38272/bolivie_quinoafood_plant"><img class="size-medium wp-image-38520" title="Plant de Quinoa" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/bolivie_QuinoaFood_plant-239x360.jpg" alt="Plant de Quinoa." width="239" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Plant de Quinoa. © borderlys (Flickr.com)</p></div>
<p>Ignoré par les conquistadors espagnols, qui lui préférèrent des plantes comme le haricot, le maïs ou la pomme de terre, le quinoa fait partie des aliments de base des civilisations précolombiennes, qui le cultivent depuis plus de 5000 ans.</p>
<p>Originaire du lac Titicaca et des hauts plateaux boliviens, péruviens et équatoriens, le quinoa est aujourd&#8217;hui mondialement apprécié en raison de ses propriétés nutritives exceptionnelles, notamment sa richesse en protéines et en acides aminés.</p>
<p><strong>Moyens de promotion</strong></p>
<p>Convaincu que cet aliment peut jouer un rôle de premier plan pour nourrir la population mondiale, le gouvernement bolivien compte soumettre un projet de résolution devant les Nations Unies, afin que 2012 soient déclarée année internationale du quinoa.</p>
<p>L&#8217;initiative compte d&#8217;ores et déjà avec le soutien des nations latino-américaines, qui l’ont approuvée par consensus lors du XXIe sommet ibéro-américain, organisé il y a peu au Paraguay.</p>
<p>Dans le cadre de sa proposition, la Bolivie envisage d&#8217;organiser un festival du quinoa, qui parcourrait cinq grandes villes sur les cinq continents. D&#8217;autre part, le 9 novembre 2011, le ministère du Développement Rural et de l&#8217;Agriculture a invité le corps diplomatique de différents pays à déguster un déjeuner à base de quinoa.</p>
<p><strong>La &laquo;&nbsp;mère de tous les grains&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Très résistant aux insectes nuisibles et à la sécheresse, le quinoa constitue peut-être une réponse aux changements climatiques entraînés par le réchauffement pour les petits agriculteurs.</p>
<p>La Bolivie est le premier producteur mondial de quinoa avec 30 000 tonnes par an, dont la moitié est exportée vers les États-Unis et l&#8217;Europe. Baptisé <em>&laquo;&nbsp;chisiya mama&nbsp;&raquo;</em> (mère de tous les grains) par les Incas, le quinoa est en fait une pseudo-céréale, puisqu&#8217;il ne fait pas partie de la famille des graminées mais de celle de la betterave et des épinards.</p>
<p>Selon le ministère de l&#8217;Agriculture, plus de 70 000 familles boliviennes se consacrent à son exploitation, presque toujours selon un mode de culture biologique.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;Prensa Latina&quot;" href="http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=445861&amp;Itemid=1" target="_blank">prensa-latina.cu</a></p>
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		<title>Lutter contre la malbouffe dans les cantines de L.A.</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 23:35:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alimentaire</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Produits bio]]></category>
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		<category><![CDATA[école]]></category>
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		<description><![CDATA[Après des années de plaidoyer de plusieurs associations, le Los Angeles Unified School District (LAUSD) révolutionne les menus dans ses cantines scolaires en mettant l’accent sur des produits plus sains.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Maïs et nuggets de poulet sont mis au placard. Courge musquée et salade de quinoa se retrouvent maintenant sur les plateaux des cantines. Après des années de plaidoyer de la <em>Healthy School Food Coalition</em>, de la <em>California Food Policy</em> <em>Advocates</em> et de plusieurs autres associations, le <em>Los Angeles Unified School District</em> (LAUSD) révolutionne les menus dans ses cantines scolaires en mettant l’accent sur des produits plus sains.</strong></p>
<p><object width="480" height="274" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OFgd5IYSw58?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="274" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/OFgd5IYSw58?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Les changements sont apparus peu à peu</strong></p>
<p>Depuis 10 ans, un groupement, rassemblant plusieurs associations préoccupées par la santé des enfants et les questions environnementales, pousse le LAUSD à offrir des choix de repas plus sains aux écoliers. En réponse à leurs efforts, le Conseil de l&#8217;Éducation adopte dès 2002 une proposition interdisant la vente de sodas dans les distributeurs automatiques des écoles. L&#8217;année suivante, il restreint encore la vente de <em>junk food</em>. En 2005, une nouvelle proposition est adoptée pour améliorer la nourriture dans les cafétérias.</p>
<p>Au cours de l&#8217;année scolaire 2006/2007, le LAUSD achetait pour 120 millions de dollars [86 millions d'euros] de nourriture afin de fournir 109 millions de repas dans les écoles du district. Mais c&#8217;était moins de 2 millions de dollars [1,4 million d'euro] qui était alors consacré à l’achat de fruits et légumes frais…</p>
<p>En 2010, grâce à une nouvelle équipe de gestion de la nourriture scolaire, les achats de fruits et légumes frais passent à 20 millions de dollars sur les 100 dépensés par le district. De plus, une nouvelle façon de s’approvisionner voit le jour. Les nouveaux fournisseurs sont sélectionnés, notamment sur leurs capacités à augmenter la part de fruits et légumes frais fournis par les agriculteurs opérant dans un rayon de 320 km. Avec ce nouveau critère, le coût des aliments achetés a diminué.</p>
<p><strong>Des menus à l’image de la diversité culturelle du district</strong></p>
<p>De manière plus spectaculaire encore, les menus de l’automne ont été complètement changés. <em>Bye-bye</em> les cerises et pommes en conserve chargées en sucre, ainsi que les laits aromatisés. Les cantines proposent désormais des pommes fraîches, des fraises locales et du lait à faible teneur en matière grasse. Les macaronis au fromage et les pizzas ont été remplacés.</p>
<p>De plus, ces nouveaux menus reflètent la diversité culturelle du district, avec des suggestions telles que des tamales aux légumes (plat mexicain), des sushis végétariens ou encore de la salade grecque. Et pour s&#8217;assurer que ces menus plaisent aux petites bouches, des milliers d’élèves ont été recrutés pour participer à des tests de goût. Grâce aux commentaires exprimés, certains éléments sont éliminés et d’autres ajoutés.</p>
<p><strong>Des repas de qualité à petits prix</strong></p>
<p>Ces changements ont été remarqués. En quelques semaines depuis le début de l&#8217;année scolaire, le LAUSD a reçu plus de 5000 courriels et lettres de soutien ou de critiques. Certains accusent le district de la création d&#8217;un menu trop <em>&laquo;&nbsp;élitiste&nbsp;&raquo;</em>. Dans leur tentative de développer la diversité culturelle, un parent s’est aussi plaint qu’on ne servait pas de <em>&laquo;&nbsp;nourriture américaine&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ce genre de critiques était à prévoir&#8230; et il est essentiel de continuer à prendre en compte les retours des étudiants et des parents pour continuer à améliorer ces menus. Le district souhaite également effectuer une analyse des déchets alimentaires pour comprendre ce qui est ou n&#8217;est pas populaire. Mais les premiers résultats indiquent que les étudiants se tournent vers ces nouveaux choix avec plaisir.</p>
<p>La nourriture distribuée dans le milieu scolaire du LAUSD est reconnue pour être la moins chère des districts de Los Angeles. Aujourd&#8217;hui, sans augmenter son coût, le district s’est engagé en faveur d&#8217;une révolution dans l&#8217;alimentation scolaire. Il offre une plus grande proportion d’aliments et de plats de qualité dans un quartier où 80% de la population scolaire est admissible pour des repas gratuits ou à tarifs réduits.</p>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Los Angeles Times&quot;" href="http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-gottlieb-los-angeles-schools-healthy-food-ca-20111002,0,2982666.story" target="_blank">latimes.com</a></p>
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		<title>Une ferme… dans un sac à dos !</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/10/25/une-ferme-dans-un-sac-a-dos/36718</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 23:40:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alimentaire</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il existe un sac à dos en toile d’une quarantaine de kilos qui rassemble tout ce dont un paysan africain a besoin pour développer des récoltes productives et saines. L’entreprise africaine BPF le distribue aux petits fermiers du Kenya et du Soudan.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il existe un sac à dos en toile d’une quarantaine de kilos qui rassemble tout ce dont un paysan africain a besoin pour développer des récoltes productives et saines. L’entreprise africaine BPF le distribue aux petits fermiers du Kenya et du Soudan. </strong></p>
<p><object width="480" height="274" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/X8ATYroOqfM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="274" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/X8ATYroOqfM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Un paradoxe qui coûte des vies</strong></p>
<p>Les terres africaines ont le potentiel de nourrir les Africains, mais aussi le monde. Cependant, plus de 20 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique dépendent de l’aide internationale pour survivre. Lors de la Conférence mondiale sur la faim en 2010, Kofi Annan (ex-secrétaire général de l’ONU), a offert une solution à ce paradoxe :</p>
<blockquote><p>Le meilleur moyen de réduire la pauvreté est d’améliorer la productivité, la profitabilité, et la durabilité des petites fermes, et d’utiliser l’agriculture pour le développement.</p></blockquote>
<p><a title="Biographie de &quot;Rachel Zedeck&quot; sur le site web &quot;Change Agents&quot;" href="http://changents.com/rachelzedeck/biography" target="_blank">Rachel Zedeck</a>, de la compagnie africaine <em>Backpack Farm Agriculture Program</em> (<a title="Site web &quot;Backpack Farm&quot;" href="http://backpackfarm.com/" target="_blank">BPF</a>) approuve cet avis. Elle a donc créé un produit un peu spécial : un sac à dos qui permet aux petits fermiers africains d’améliorer leur récolte.</p>
<p><strong>Retour sur la genèse du projet<br />
</strong></p>
<p>Rachel voulait agir et aider. Elle a d’abord fondé un <a title="Site web &quot;suganic.com&quot;" href="www.suganic.com" target="_blank">projet</a> qui visait à bâtir des fermes communautaires au Sud Soudan pour aider les déplacés et les réfugiés à se réinstaller.</p>
<p>Puis elle a demandé à une équipe d’experts africains d’assembler des graines performantes et résistantes, des produits d’évaluation des sols, des pesticides non nocifs, le tout complété par un système d’irrigation très précis, goutte à goutte. L’ensemble a été placé dans un sac à dos en toile, destiné aux petits paysans africains. Avec le sac à dos, ils ont aussi reçu des formations à l&#8217;usage du matériel, à l’agronomie et des conseils de vente.</p>
<p>Un tel lot devrait couter 5000 dollars [3600 euros]. Mais en éliminant le besoin d’engrais traditionnels et en récoltant l’eau de pluie, il est vendu moins de 300 dollars [216 euros]. Comme BPF est une entreprise commerciale, elle ne bénéficie d’aucune subvention pour se développer et atteindre plus de paysans. Mais leur but reste de faire pousser plus de nourriture en Afrique, pour les Africains. Ils aimeraient aussi implanter des centaines de coopératives.</p>
<p><strong>Une solution durable?</strong></p>
<p>Le “<em>Backpack Farm</em>” (une ferme dans un sac à dos) est un modèle réaliste de production de nourriture qui offre la sécurité alimentaire pour les fermiers, mais aussi pour les populations, à long terme. Pour BPF, il est hors de question d’œuvrer dans un programme qui goberait deux ans de financements pour n’offrir, à la fin, que peu d’impact durable.</p>
<p>Rachel pense que le monde de l’entreprise doit créer des projets durables en Afrique rurale, surtout pour les populations les plus affectées par la pauvreté et les conflits. La créatrice de BPF affirme :</p>
<blockquote><p>Si notre sac à dos atteint 300 000 fermiers africains, sur les 100 millions qui existent, le problème de la faim sur le continent pourrait être réglé.</p></blockquote>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;National Peace Corps Association&quot;" href="http://arc.peacecorpsconnect.org/view/1906/backpack-farm-agriculture-program-supplying-amp-training-africas-smallest-green-farmers" target="_blank">peacecorpsconnect.org</a></p>
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		<title>Le labo à ciel ouvert des OGM finit par contaminer le miel</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 23:20:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les gènes modifiés se propagent plus vite que prévu aux espèces sauvages et les scientifiques tirent la sonnette d’alarme face à ce nouveau type de pollution. Les apiculteurs ont peur de ne plus pouvoir exporter leur miel, qui contient désormais du pollen OGM.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les gènes modifiés se propagent plus vite que prévu aux espèces sauvages et les scientifiques tirent la sonnette d’alarme face à ce nouveau type de pollution. Les apiculteurs ont peur de ne plus pouvoir exporter leur miel, qui contient désormais du pollen OGM.</strong></p>
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<div id="attachment_36740" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><a href="http://www.greenetvert.fr/2012/2011/10/25/le-labo-a-ciel-ouvert-des-ogm-finit-par-contaminer-le-miel/mexique_contaminationogm_champcoton/" rel="attachment wp-att-36740"><img class="size-medium wp-image-36740" title="Champ de coton mexicain" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/10/mexique_ContaminationOGM_ChampCoton-480x360.jpg" alt="Champ de coton mexicain." width="480" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Champ de coton mexicain à ciel ouvert. © ing jorge (Flickr.com)</p></div>
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<p><strong> </strong>Six chercheurs de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) publient ce mois-ci un inquiétant rapport dans la revue américaine <em>Molecular Ecology.</em></p>
<p><em> </em>Leurs travaux portent sur les &laquo;&nbsp;flux transgéniques de grandes distances&nbsp;&raquo; au sein de l’espèce sauvage de cotonnier <em>Gossypium hirsutum</em>, originaire du Mexique. En clair, les scientifiques s’intéressent à la propagation des gènes de coton OGM chez les espèces sauvages, et ont démontré que ceux-ci s&#8217;étaient déjà transmis à des populations distantes de plusieurs milliers de kilomètres, au sein desquelles ils évoluent rapidement.</p>
<p>Il est encore impossible de prévoir les conséquences à long terme de ces migrations génétiques, mais les auteurs de l’étude ne cachent pas leur préoccupation. Ana Wegier, de l&#8217;Institut d&#8217;écologie de l’UNAM, déclare ainsi :</p>
<blockquote><p>La diversité génétique des populations sauvages est très élevée, et celle des cultures est très faible. Le flux peut réduire cette diversité, mais nous ne savons pas quel impact cela peut avoir. Ce que nous constatons est le résultat de 15 ans d’autorisation des cultures OGM.</p></blockquote>
<p>Les premières cultures expérimentales de coton OGM au Mexique datent en effet de 1996, et le contexte biologique du pays n&#8217;a pas été pris en compte, alors que cette plante y est cultivée depuis au moins 7000 ans. Aujourd&#8217;hui, la surface de coton OGM dépasse les 100 000 hectares et l&#8217;utilisation des graines pour la production d’huile ou comme aliment pour le bétail a contribué à leur propagation à travers tout le pays.</p>
<p><strong>Tous les continents sont concernés</strong></p>
<p>Les six auteurs du rapport ont étudié des variétés sauvages de graines de coton provenant non seulement du Mexique, mais aussi de deux États américains, d&#8217;Argentine, du Brésil, d&#8217;Inde et d&#8217;Égypte. Sur les 270 échantillons analysés, 66 comportaient des gènes modifiés. Tout porte à croire que le phénomène de pollution génétique qui a déjà eu lieu avec les espèces de maïs autochtone est en train de se répéter avec d&#8217;autres plantes.</p>
<p>Une bien mauvaise nouvelle pour les 45 000 apiculteurs du Mexique, qui exportent l&#8217;essentiel de leur production vers l&#8217;Europe, les États-Unis et le Canada. La cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient en effet de déclarer que toute commercialisation de miel contenant du pollen issu d&#8217;OGM serait désormais soumise à autorisation. De quoi inquiéter les 16 000 apiculteurs de l&#8217;État du Yucatan, où 30 000 hectares de soja OGM sont cultivés à échelle expérimentale par le célèbre semencier <em>Monsanto</em>.</p>
<p>La tendance semble même s&#8217;accélérer, puisque le gouvernement mexicain vient d&#8217;autoriser 67 plantations expérimentales de maïs OGM, et douze de blé. Pablo Duarte, de l&#8217;Union nationale des Organisations régionales paysannes autonomes, réclame donc :</p>
<blockquote><p>Les OGM vont contaminer toutes les variétés que nous possédons, et nous dépendrons alors des graines des multinationales […] Si nous perdons nos graines autochtones, nous n&#8217;aurons plus de quoi semer. C&#8217;est pourquoi nous demandons au gouvernement qu&#8217;il mette un terme aux cultures de maïs et de soja OGM.</p></blockquote>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;Inter Press Service&quot;" href="http://www.ipsnoticias.net/nota.asp?idnews=99390" target="_blank">ipsnoticias.net</a></p>
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		<item>
		<title>La situation des populations rurales inquiète l&#039;ONU</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/10/07/la-situation-des-populations-rurales-inquiete-lonu/34745</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 05:32:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[PNUD]]></category>

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		<description><![CDATA[Les spécialistes des Nations Unies préconisent une intervention de l'État pour mettre fin à la concentration des terres agricoles par une minorité, accusée de favoriser la pauvreté chronique et d’entretenir le conflit armé dans les campagnes colombiennes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les spécialistes des Nations Unies préconisent une intervention de l&#8217;État pour mettre fin à la concentration des terres agricoles par une minorité, accusée de favoriser la pauvreté chronique et d’entretenir le conflit armé dans les campagnes colombiennes.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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<div id="attachment_34929" class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><a rel="attachment wp-att-34929" href="http://www.greenetvert.fr/2011/10/07/la-situation-des-populations-rurales-inquiete-lonu/34745/colombie_ruralonu_pueblo"><img class="size-medium wp-image-34929" title="Village colombien" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/10/colombie_RuralONU_pueblo-270x360.jpg" alt="Village colombien." width="270" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Les villages colombiens connaissent une activité plus faible que les zones urbaines. © laloking97 (Flickr.com)</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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<p><strong> </strong></p>
<p>Le rapport &laquo;&nbsp;Colombie rurale : des raisons d&#8217;espérer&nbsp;&raquo;, élaboré dans le cadre du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), signale que 50% de la grande propriété est concentrée entre les mains de 1,15% de la population seulement.</p>
<p>L&#8217;étude s’intéresse aux indices de développement humain de la région et révèle que le coefficient d&#8217;inégalité en Colombie est l&#8217;un des plus élevés d&#8217;Amérique latine, atteignant par exemple 0,85 (1 étant la valeur d&#8217;inégalité maximale du &laquo;&nbsp;<a title="Définition de &quot;Coefficient de Gini&quot; sur &quot;Wikipédia&quot;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coefficient_de_Gini" target="_blank">coefficient de Gini</a>&laquo;&nbsp;). On peut lire dans le rapport :</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Tout le système de possession des terres et la structure agraire du pays empêchent et compliquent le développement humain&nbsp;&raquo;</em>, peut-on lire dans le rapport. Alors que la pauvreté touche 45,5% de la population urbaine, cette proportion grimpe à 64,3% à la campagne. Or, les Colombiens sont près de 31% à vivre en zone rurale.</p>
<p><strong>Groupes armés</strong></p>
<p>Le PNUD considère qu&#8217;à l&#8217;heure actuelle, la possession des terres est la principale source de conflits entre <em>&laquo;&nbsp;investisseurs, propriétaires terriens, narcotrafiquants et groupes armés illégaux qui provoquent spoliations, déplacements forcés et concentrations de la propriété.&nbsp;&raquo; </em>Cette situation entraîne une sous-exploitation des terres agricoles, avec seulement 4,9 des 21,5 millions d&#8217;hectares disponibles utilisés, soit 22,7%.</p>
<p>Les experts du PNUD encouragent l&#8217;État à mener à bien une &laquo;&nbsp;réforme agraire transformatrice&nbsp;&raquo; qui modifierait le système de possession des terres. Bruno Moro, représentant du PNUD en Colombie, souhaite que le rapport qui sera officiellement remis au président Juan Manuel Santos puisse <em>&laquo;&nbsp;attirer l&#8217;attention et offrir plus de visibilité au secteur rural, qui peut produire et contribuer de manière significative à l&#8217;économie et au développement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Après presque un demi-siècle de conflits meurtriers entre guérilleros révolutionnaires et groupes paramilitaires d&#8217;extrême droite, une loi historique a tout de même vu le jour en juin 2011 pour dédommager les victimes de la guerre. Elle devrait permettre de restituer plus de 2 millions d&#8217;hectares aux paysans ayant dû abandonner leurs terres sous la pression des groupes armés.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;El Espectador&quot;" href="http://www.elespectador.com/noticias/politica/articulo-301856-onu-reforma-rural-indispensable-sacar-colombia-de-pobreza" target="_blank">elespectador.com</a></p>
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		<title>Devenir fermier pour l’avenir du pays?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 05:42:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alimentaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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		<category><![CDATA[agriculture locale]]></category>
		<category><![CDATA[montée des eaux]]></category>
		<category><![CDATA[tradition]]></category>

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		<description><![CDATA[Un instituteur retraité a décidé de continuer à enseigner, mais pas derrière un bureau : il veut aider les jeunes des îles Fidji à se préparer pour un meilleur futur voire pour leur survie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un instituteur retraité a décidé de continuer à enseigner, mais pas derrière un bureau. Il veut aider les jeunes des îles Fidji à se préparer pour un meilleur futur voire pour leur survie.</strong></p>
<div id="attachment_34397" class="wp-caption alignleft" style="width: 244px"><a href="http://www.greenetvert.fr/2012/2011/09/30/devenir-fermier-pour-lavenir-du-pays/fidji_agrilocale_sakaraia/" rel="attachment wp-att-34397"><img class="size-medium wp-image-34397" title="Sakaraia Navunisinu" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/09/fidji_AgriLocale_Sakaraia-241x360.jpg" alt="Sakaraia Navunisinu." width="234" height="350" /></a><p class="wp-caption-text">Sakaraia Navunisinu et sa plantation d&#39;ignames. © Ministry of Primary industries (Fidji)</p></div>
<p>Après 34 ans passés à inciter les enfants à accepter de nouvelles idées, Sakaraia Navusinisinu compte bien continuer à instruire les jeunes de son île. Cette fois-ci, il veut profiter de l’ouverture d’esprit caractéristique des enfants pour leur apprendre la valeur de leurs terres et de l’agriculture.</p>
<p>Les îles Yasawa, où se trouve le village de Sakaraia, connaissent d’importantes variations climatiques. Et dans les conditions climatiques critiques actuelles, il est vital que les enfants sachent quels types de cultures  s’adapteront suffisamment bien pour assurer la sécurité alimentaire des villages.</p>
<p>Pour le moment, le village de Sakaraia compte 150 habitants qui dépendent tous du tourisme. Les hôtels envoient assez de clients pour vivre de la vente de paniers ou de bijoux, mais les bateaux desservant l’île sont de plus en plus chers et de moins en moins nombreux, rendant difficile l’accès aux villes principales. Il n’y a donc pas le choix, il faut vraiment penser à organiser une meilleure autonomie pour les villages.</p>
<p><strong>Du tourisme aux traditions</strong></p>
<p>Sakaraia a ainsi aidé à développer des cultures de racines traditionnelles, de fruits et de légumes, qu’il visite chaque jour pour en vérifier la bonne évolution. Son initiative a été récemment saluée par le ministre des Industries primaires, qui préconise une meilleure implication de la jeunesse dans le futur des familles.</p>
<p>Beaucoup de jeunes quittent les villages, attirés par la possibilité d’une vie plus confortable dans les villes. Mais en conseillant correctement ceux qui restent au village, tout est encore possible. Être fermier n’est pas le rêve de tous, mais conditionne la survie de communautés entières.</p>
<p>D&#8217;autant plus que Fidji est déjà victime du réchauffement climatique. Ce mois-ci, un deuxième village a dû être relocalisé à cause de l’avancée de la mer sur les terres.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;The Fiji Times&quot;" href="http://www.fijitimes.com/story.aspx?id=181074" target="_blank">fijitimes.com</a></p>
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		<title>Detroit, terre d’expérimentation</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 05:48:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alimentaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture locale]]></category>
		<category><![CDATA[automobile]]></category>
		<category><![CDATA[les Créa'Alters]]></category>

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		<description><![CDATA[Faisant face à une des situations socio-économiques les plus critiques du pays, Motor City n’entend pas aller au tapis. Detroit imagine et réinvente aujourd’hui une autre façon de concevoir son développement local, avec comme meilleures armes l’abnégation et la créativité d’une bonne partie de ces habitants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cité abandonnée ou cité en pleine renaissance, Detroit fait parler d’elle. Faisant face à une des situations socio-économiques les plus critiques du pays, confrontée à l’abandon d’une industrie automobile jadis florissante, <em>Motor City</em> n’entend pas aller au tapis. Detroit imagine et réinvente aujourd’hui une autre façon de concevoir son développement local, avec comme meilleures armes l’abnégation et la créativité d’une bonne partie de ces habitants.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Les Cré'Alters" rel="attachment wp-att-33186" href="http://www.greenetvert.fr/2011/09/19/detroit-terre-d%e2%80%99experimentation/32725/crealters-2" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-33186" title="Cré'alters" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/09/Créalters1.png" alt="" width="150" height="149" /></a></p>
<p><strong>Réinventer la ville</strong></p>
<p>Se rendre à Détroit, c’est accepter d’être dérouté par cette ville. <em>« Cela fait huit ans que je m’y suis installé, et je commence tout juste à la comprendre»,</em> nous confie un responsable d’<em>Earthworks Urban Farms</em>, organisation spécialisée dans l’agriculture urbaine.</p>
<p>La réputation, l’histoire, et la disposition urbaine de Détroit en font une ville indéniablement à part. En partie délaissée par ses pères fondateurs &#8211; les géants de l’automobile &#8211; Détroit se cherche de nouveaux souffles de développement. Repenser la ville, son identité et son économie locale ; être capable d’assurer le vivre ensemble  et subvenir aux besoins essentiels de sa population, voici tout le défi que s’est lancé Détroit.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Une ville taillée dans costume bien trop grand </strong></p>
<p>Détroit est une <em>&laquo;&nbsp;Shrinking City&nbsp;&raquo;,</em> une ville qui rétrécit.  Selon les chiffres du recensement, de 2 millions d’habitants dans les années 50, Détroit en est à 715 000 aujourd’hui. Un quart de la surface de la ville est désormais laissé à l’abandon, soit 100 km<sup>2</sup> de terres vacantes <strong>[1]</strong> … la superficie de Paris intramuros ! Détroit semble avoir subi un cataclysme invisible et silencieux, lui conférant une certaine touche de mélancolie.</p>
<p>Mais Détroit, c’est surtout et aussi des quartiers entiers encore debout. Des bars, des commerces, des restaurants, une université, de nombreux musées, un institut d’art, des hôpitaux. De nombreux habitants veulent désormais prendre en main le destin de  leur quartier.</p>
<p>Beaucoup préconisent aujourd’hui une politique dites du <em>&laquo;&nbsp;rightsizing&nbsp;&raquo;</em>, qui consiste à rassembler les principaux quartiers de la ville sur un espace plus réduit. L’idée semble intéressante, mais pose d’importantes questions pratiques et éthiques puisqu’il s’agirait de déplacer des populations entières dans de nouveaux habitats.</p>
<p><strong>Le malaise américain face à un symbole en péril </strong></p>
<p>Comment en est-on arrivé là ? Détroit est née avec l’essor de l’industrie américaine, et s’est épanouie avec l’automobile. Avec le déclin des <em>Big Three</em> – <em>Ford</em>, <em>Chrysler </em>et <em>General Motors</em> – Détroit n’a pas simplement perdu sa croissance économique, mais une partie de son âme.</p>
<p>Depuis les bancs de l’école avec la <em>Chrysler School</em>, jusqu’aux soins avec l’<em>Hopital Henry Ford</em>, Détroit est marquée au fer rouge par son industrie automobile et le retour de bâton a été d’autant plus douloureux <strong>[2]</strong>. Délocalisations brutales, plans de restructuration et licenciements&#8230; L’industrie automobile, jusqu’ici source de prospérité, est dorénavant pointée du doigt comme la principale responsable de cette situation.</p>
<p>Pour autant elle ne semble pas être concernée par la réhabilitation de la ville, et ne paie ainsi pas les coûts sociaux et urbains engendrés par sa politique. Le cas de Détroit pose ainsi explicitement la question de la place de l’économie dans le développement d’une ville et celle de la responsabilité des entreprises dans la vie locale.</p>
<div id="attachment_32729" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a rel="attachment wp-att-32729" href="http://www.greenetvert.fr/2011/09/19/detroit-terre-d%e2%80%99experimentation/32725/usa_detroit_02"><img class="size-medium wp-image-32729" title="Ancienne usine Packard" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/09/usa_Detroit_02-540x244.jpg" alt="Ancienne usine Packard." width="540" height="244" /></a><p class="wp-caption-text">Ancienne usine Packard.</p></div>
<p><strong>Barrières ethniques et sociales</strong></p>
<p>Les déséquilibres provoqués par la crise économique renforcent  le manque de cohésion sociale dont Détroit souffre depuis longtemps. De longues avenues, dont la fameuse <em>8 Mile Road</em>, dessinent des frontières ethniques et sociales, où deux mondes se défient de chaque côté du passage piéton.</p>
<p>Originaires des États du sud, et notamment des anciennes plantations, les populations afro-américaines émigrèrent massivement à Détroit dès le 19ème siècle. Subissant la ségrégation raciale, ceux-ci durent s’installer dans les quartiers pauvres du centre ville <strong>[3]</strong>, à l’écart des riches banlieues blanches.</p>
<p>Ce phénomène s’accentua dans les années 60 et 70, lorsque la ville subit les plus violentes émeutes raciales du pays. Les populations blanches fuirent alors définitivement le centre pour les banlieues. Pourtant, dans ce contexte d’inégalité et de pauvreté, solidarité et créativité permettent à la ville de se relever progressivement.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Détroit aux <em>Detroiters</em></strong></p>
<p>Ici, lorsqu’on discute avec des habitants, une chose en ressort : les <em>Detroiters</em> ne lâcheront pas leur ville. Ils s’y accrochent. Par le biais de groupes de quartiers, associations, coopératives, la société civile s’organise et prend une partie du destin de la ville entre ses mains. Des projets sont soutenus de manière forte originale grâce à un nouveau concept : celui de la <a title="La SOUP, un concept sympa, une solidarité innovante !" href="http://lescrealters.osthanes.fr/?page_id=543" target="_blank"><em>SOUP</em></a>.</p>
<p><a href="http://lescrealters.osthanes.fr/wp-content/uploads/2011/06/Earthworks-Urban-Farms-interview.jpg"></a><a rel="attachment wp-att-32730" href="http://www.greenetvert.fr/2011/09/19/detroit-terre-d%e2%80%99experimentation/32725/usa_detroit_03"><img class="alignnone size-medium wp-image-32730" title="Agriculture urbaine" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/09/usa_Detroit_03-540x226.jpg" alt="Agriculture urbaine." width="540" height="226" /></a></p>
<div id="attachment_32731" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a rel="attachment wp-att-32731" href="http://www.greenetvert.fr/2011/09/19/detroit-terre-d%e2%80%99experimentation/32725/usa_detroit_04"><img class="size-medium wp-image-32731" title="Agriculture urbaine" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/09/usa_Detroit_04-540x273.jpg" alt="Agriculture urbaine." width="540" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Installation de jardins communautaires, et multiplication d’initiatives d’agriculture urbaine. </p></div>
<p>Détroit offre un terrain d’expérimentation hors norme, jamais connu jusqu’alors aux États-Unis. Aidés par une législation assouplie, nombreux sont ceux qui acquièrent des terrains laissés à l’abandon, certains se chargent de <em><a title="La Bioremédiation, quand la nature répare les erreurs humaines" href="http://lescrealters.osthanes.fr/?page_id=533" target="_blank">dépolluer les sols</a> </em>et d’autres de les cultiver. Détroit est ainsi une des villes à la pointe en termes d’agriculture urbaine.</p>
<p>La grande majorité des commerces se situant désormais à l’extérieur de la ville, le centre de Détroit fait partie de ces <em>&laquo;&nbsp;food deserts&nbsp;&raquo;</em>, ces espaces où l’accès à la nourriture est rare pour celui qui n’est pas motorisé. A travers l’agriculture urbaine notamment, certains Detroiters se sont donnés pour mission de rendre leur ville autosuffisante en matière d&#8217;alimentation.</p>
<p>Aujourd’hui Détroit fait parler d’elle, un peu trop semble-t-il. La méfiance est de mise, et se ressent, notamment avant nos interviews. Le journaliste venu faire du spectaculaire ou du larmoyant est invité à plier bagages. Les Detroiters ne laisseront pas leur ville être encore diabolisée. Ils veulent en faire quelques chose d’étonnant et de nouveau. Detroit n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs !</p>
<div id="attachment_32732" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a rel="attachment wp-att-32732" href="http://www.greenetvert.fr/2011/09/19/detroit-terre-d%e2%80%99experimentation/32725/usa_detroit_05"><img class="size-medium wp-image-32732" title="Projet Heidelberg" src="http://www.greenetvert.fr/2012/wp-content/uploads/2011/09/usa_Detroit_05-540x279.jpg" alt="Projet Heidelberg." width="540" height="279" /></a><p class="wp-caption-text">Projet Heidelberg, l’art de redonner des couleurs aux édifices abandonnés.</p></div>
<p><strong>[1]</strong> <em>Le Monde</em>, 15 février 2011.</p>
<p><strong>[2]</strong> La situation actuelle de Detroit révèle des chiffres à la hauteur des tours vertigineuses du siège de<em> General Motors</em>. Officiellement le taux de chômage atteindrait près de 30%, mais il serait en réalité plus proche des 50%. Un quart de la population vivrait en dessous du seuil de pauvreté.</p>
<p><strong>[3]</strong> Aujourd’hui, 85% de la population afro-américaine de Detroit réside dans le centre.</p>
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