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	<title>Green et Vert &#187; agriculture locale</title>
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		<title>Les cabosses de cacao, une nouvelle arme contre la malnutrition</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 23:31:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaspard.mathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du sud]]></category>
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		<description><![CDATA[Considérée jusqu’alors comme un déchet, l’écorce de cacao fait son entrée dans la gastronomie péruvienne. Riche en vitamines et en minéraux, cet ingrédient s’intègre à tous les plats ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Considérée jusqu’alors comme un déchet, l’écorce de cacao fait son entrée dans la gastronomie péruvienne. Grâce a son gout neutre, cet ingrédient riche en vitamines et en minéraux s’intègre à tous les plats. Il pourrait permettre de lutter contre la faim dans les pays producteurs de cacao.</strong></p>
<div id="attachment_45770" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><strong><img class="size-full wp-image-45770" title="perou_cabosse" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2012/01/perou_cabosse.jpg" alt="" width="500" height="375" /></strong><p class="wp-caption-text">Les cabosse de cacao bientôt dans les assiettes préuviennes? ©coconut wireless (Flickr)</p></div>
<p>Le <a title="céviche sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ceviche" target="_blank">céviche</a>, <a title="Ocopa" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ocopa" target="_blank">l’ocapa</a>, <a title="Papa à la Huancaina" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Papa_a_la_huancaina" target="_blank">les papas à la Huancaina</a> et d’autres plats typiques qui font la renommée gastronomique internationale du pays pourraient bientôt s’enrichir d’un ingrédient encore ignoré il y a peu. Pourtant le Pérou en est un des principaux producteurs au monde.</p>
<p><strong>Des qualités nutritives exceptionnelles</strong></p>
<p>Des travaux de l’Institut de nutrition, d’éducation et de développement (INED), mettent en avant les propriétés nutritionnelles exceptionnelles des cabosses (les gangues contenant les fèves de cacao). Mercedes Mendoza Albarracín, directrice de l’INED, le confirme:</p>
<blockquote><p>Les cabosses contiennent d’importantes quantités de vitamines C et A, ainsi que des minéraux essentiels comme le calcium et le magnésium.</p></blockquote>
<p>Sans compter que les propriétés épaississantes de l’écorce de cacao peuvent s’avérer particulièrement intéressantes en cuisine pour la réalisation de nombreux plats.</p>
<p><strong>100 000 tonnes de cabosses pourraient être valorisées</strong></p>
<p>Avec une production nationale de cacao estimée à 42 000 tonnes, ce sont plus de 100 000 tonnes de cabosses qui sont détruites chaque année au Pérou au lieu d’être valorisées, affirme la spécialiste.</p>
<p>Mercedes Mendoza Albarracín considère les cabosses comme un excellent complément nutritionnel, utile dans la lutte contre la malnutrition en milieu rural. En plus de l’intégrer à leur alimentation, les cacaoculteurs pourraient également fabriquer divers produits dérivés pour l’industrie.</p>
<blockquote><p>Cela se traduirait par une meilleur alimentation pour les familles et par des meilleurs revenus pour les cultivateurs, puisque le fruit du cacao serait exploité dans sa totalité.</p></blockquote>
<p>En mars 2011, Mercedes Mendoza Albarracín a publié le Premier recueil de recettes du fruit du cacaoyer, qui dévoile la réalisation de 20 plats utilisant les cabosses de cacao.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;Terra&quot;" href="http://noticias.terra.com.pe/buenas-noticias/promueven-uso-de-cascara-del-cacao-en-platos-tradicionales,1a406c4f2bcf4310VgnVCM4000009bf154d0RCRD.html" target="_blank">noticias.terra.com.pe</a></p>
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		<title>Faut-il laisser les étrangers s’accaparer les terres agricoles?</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/12/29/faut-il-laisser-les-etrangers-s%e2%80%99accaparer-les-terres-agricoles/42771</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 23:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
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		<category><![CDATA[FAO]]></category>
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		<category><![CDATA[rapport]]></category>

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		<description><![CDATA[La concentration des terres et les acquisitions massives de la part d’investisseurs étrangers inquiètent la FAO, qui relève des anomalies dans 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Quelles conséquences pour la sécurité alimentaire et l’agriculture familiale?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La concentration des terres et les acquisitions massives de la part d’investisseurs étrangers inquiètent la FAO, qui relève des anomalies dans 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Quelles conséquences pour la sécurité alimentaire et l’agriculture familiale?</strong></p>
<p>Qui possède les terres d’Amérique latine ? L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) s’est posé la question et a analysé la situation de 17 pays de la région (Mexique, Costa Rica, Guatemala, Nicaragua, Panama, Argentine,  Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Paraguay, Pérou, Uruguay, République dominicaine, Trinidad et Tobago, Guyana).</p>
<p>Depuis quelques années, les ventes d’importants domaines terriens à des étrangers ne passent plus inaperçues et 40 organisations réunies sous la houlette de la Coalition internationale des terres (CIT) ont décidé de s’intéresser à ces pratiques dans les pays émergents. Contre toute attente, le rapport de la CIT révèle que les élites nationales jouent un rôle beaucoup plus important que les investisseurs étrangers dans les acquisitions et que la production de denrées alimentaires est rarement l’objectif des acheteurs.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2PeJCBUSjf4?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.youtube.com/v/2PeJCBUSjf4?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Progression des biocarburants</strong></p>
<p>Sur les 71 millions d’hectares observés ayant fait l’objet de transactions, 22% concernaient l’industrie minière, tandis que les trois-quarts du reste étaient destinés aux biocarburants. Inspiré d’une étude antérieure réalisée en Afrique, le rapport de la FAO note pour sa part que c’est en Argentine et au Brésil que ces tendances sont les plus marquées. Fernando Egure, directeur du Centre péruvien d’études sociales, et dont les travaux sont cités dans le rapport de la FAO, estime :</p>
<blockquote><p>L’importante concentration des terres qui caractérise l’Amérique latine est un héritage colonial.<em> </em></p></blockquote>
<p>Les latifundiaires ont disparu, mais ils ont cédé la place à des entreprise modernes se consacrant le plus souvent à l’exportation ou à la production de biocarburants, avec une présence variable de capitaux étrangers. Ce constat inquiète la FAO, qui rappelle aux gouvernements de la région qu’il est de leur responsabilité de garantir que ces processus de concentration et de dénationalisation des terres ne mettent pas en péril la sécurité alimentaire, l’emploi agricole et le développement de l’agriculture rurale.</p>
<p><strong>La Patagonie attire les stars</strong></p>
<p>C’est en Argentine que les ventes de terres à des étrangers ont le plus souvent défrayé la chronique, notamment dans le sud du pays. Dans les années 90, l’entreprise <em>Benetton</em>, le magnat des finances Ted Turner ou encore les acteurs Sylvester Stallone et Tommy Lee Jones ont fait parler d’eux en achetant de vastes propriétés en Patagonie. Mais pour Nieves Pascuzzi, de la Société rurale argentine, ces opérations n’ont pas de conséquences sur la production alimentaire :</p>
<blockquote><p>Tout le monde parle de <em>Benetton </em>parce qu’ils possèdent 300 000 hectares, mais 300 000  hectares en Patagonie n’ont pas la même productivité que dans la pampa […] Les sols de Patagonie ne sont pas très propices à l’agriculture, aujourd’hui on y fait surtout de la production ovine, de la laine.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p>S’il n’existe pas de données précises concernant les ventes de terre à des étrangers en Argentine, l&#8217;ampleur du phénomène a tout de même fini par inquiéter le gouvernement. Une interdiction pure et simple de ce type de transaction n’est pas à l’ordre du jour, mais le parlement étudie une proposition de loi qui pourrait limiter ces pratiques.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;BBC Mundo&quot;" href="http://www.bbc.co.uk/mundo/noticias/2011/12/111213_estudio_fao_america_latina_jgc.shtml" target="_blank">bbc.co.uk</a></p>
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		<title>un site internet pour vivre mieux dans sa communauté grâce au jardinage</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 23:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>GVadmin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Océanie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[développement social]]></category>
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		<description><![CDATA[Imaginez un endroit où tous mangent sainement et à leur faim, dans une communauté forte et solidaire - un rêve ? Peut-être une réalité avec le nouveau site internet d’une pionnière du bio en Nouvelle-Zélande.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Imaginez un endroit où chacun mangerait sainement et à sa faim, dans une communauté forte et solidaire &#8211; un rêve ? Peut-être une réalité avec le nouveau site internet d’une pionnière du bio en Nouvelle-Zélande.</strong></p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-42720" href="http://www.greenetvert.fr/2011/12/29/un-site-internet-pour-vivre-mieux-dans-sa-communaute-grace-au-jardinage/42718/growtogetherbanner"><img class="alignnone size-medium wp-image-42720" title="growtogetherbanner" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/12/growtogetherbanner-540x211.jpg" alt="" width="540" height="211" /></a><br />
</strong></p>
<p>Le site <span style="text-decoration: underline;">www.growtogether.org.nz</span> lancé ce mois-ci a été imaginé pour aider les communautés à mieux vivre ensemble, résoudre les problèmes de solitude, de manque d’information et de mauvaise alimentation, avec un intérêt tout particulier pour les enfants. La Nouvelle-Zélande reste en effet un mauvais élève de l’OCDE en matière de traitement des enfants, victimes de violence domestique et de malnutrition.</p>
<p>Katherine Smith, auteur de l’un des premiers livres sur l’alimentation biologique et rédactrice en chef de la revue <em>The New Zealand Journal of Natural Medicine</em>, confirme que la majorité des problèmes de santé des Néo-zélandais sont liés à leur alimentation. L’une des raisons est le coût des produits frais, alors que la Nouvelle-Zélande réunit les conditions idéales pour cultiver les fruits et légumes nécessaires à un régime équilibré. C’est souvent un manque de partage et d’information, mêlés à une vie trop remplie, qui font que le jardinage est en déclin.</p>
<p>Le site Grow Together apporte donc tous les renseignements et astuces utiles aux personnes qui souhaitent se remettre au vert, pour retrouver une vie saine en famille et à faible coût. On trouve par exemple la liste des jardins communautaires, parfaits pour les grands débutants. Ceux qui savent comment s’y prendre sont invités à partager leurs connaissances auprès des associations qui gèrent ces jardins ou des programmes similaires dans les écoles (<span style="text-decoration: underline;">www.organicnz.org</span> ou <span style="text-decoration: underline;">www.gardentotable.org.nz</span>).</p>
<p>Les enfants qui découvrent le jardinage et les principles d’une bonne alimentation ont le pouvoir de se construire une vie saine pour le reste de leur vie, avec un simple coup de pouce que Grow Together est prêt à donner.</p>
<p><a title="happyzine.co.nz" href="http://happyzine.co.nz/2011/12/20/introducing-www-growtogether-org-nz/" target="_blank">happyzine.co.nz</a></p>
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		<title>La Banque de graines de Quito, une arche de Noé végétale</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 00:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du sud]]></category>
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		<description><![CDATA[En conservant 47 millions de graines appartenant à quelque 85 espèces d'arbres différentes, les botanistes tentent de préserver la biodiversité andine. Grâce à ces réserves, les arbres autochtones repeuplent peu à peu la capitale équatorienne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En conservant 47 millions de graines appartenant à quelque 85 espèces d&#8217;arbres différentes, les botanistes tentent de préserver la biodiversité andine. Grâce à ces réserves, les arbres autochtones repeuplent peu à peu la capitale équatorienne.</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="274" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/BJSdGRvZGVE?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="274" src="http://www.youtube.com/v/BJSdGRvZGVE?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Perchée à 2850 mètres au-dessus du niveau de la mer, Quito trône au beau milieu de la cordillère des Andes. Cette situation géographique exceptionnelle favorise cependant la pollution atmosphérique, que les autorités municipales espèrent enrayer grâce à un boisement important des parcs et des avenues de la ville. C&#8217;est ce projet qui a donné naissance à la Banque de graines de Quito, où sont conservées 47 millions de graines, constituant un véritable réservoir de biodiversité. Cet organisme gère également une pépinière et produit de jeunes arbres qui viennent peu à peu remplacer les espèces importées, mal adaptées à l&#8217;environnement équatorien.</p>
<p>Actuellement, la plupart des zones boisées de la capitale sont constituées presque exclusivement d’eucalyptus, un arbre originaire d&#8217;Océanie accusé de s&#8217;accaparer une part excessive des ressources hydriques du sous-sol. Les botanistes participant au projet parcourent les régions andines du pays pour rechercher les meilleures graines, et s&#8217;aventurent parfois jusque dans les provinces amazoniennes du Napo, pour y dénicher quelques espèces capables de s&#8217;adapter aux conditions climatiques de Quito. Les graines sont systématiquement récoltées sur des arbres éloignés de toute source de pollution et ayant grandi dans un environnement optimal afin de garantir leur qualité.</p>
<p><strong>Sélection optimale</strong></p>
<p>Avant de rejoindre la vénérable hacienda andine où la banque végétale a installé ses locaux, la fertilité de quelques échantillons est contrôlée grâce à un germoir : un dispositif semblable à un four simulant les conditions de croissance propices à leur développement. Traitées avec les plus grands soins, les semences seront alors stockées en respectant la luminosité et l’hygrométrie propres à chaque espèce, à une température voisine de 4° C. En fonction des besoins des services municipaux, elles sont ensuite transférées vers la pépinière, où elles donneront naissance aux arbres autochtones chargés de reconquérir les espaces verts de la ville.</p>
<p>La grande variété d&#8217;espèces conservées permet de choisir des essences parfaitement adaptées aux différents environnements de la ville, afin d&#8217;éviter par exemple que les branches et les racines n&#8217;endommagent les câbles électriques ou les trottoirs. La banque de graines de Quito a entamé un processus de certification auprès d’un organisme suisse, qui lui permettra bientôt de vendre des semences à l&#8217;étranger. Les espèces équatoriennes pourront ainsi contribuer au développement des espaces verts d’autres villes à travers le monde.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;El Universo&quot;" href="http://www.eluniverso.com/2011/12/02/1/1430/un-arca-noe-semillas-preserva-biodiversidad-ecuador.html" target="_blank">eluniverso.com</a></p>
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		<title>Plus d’OGM pendant 10 ans !</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 23:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que l’Amérique du Sud compte déjà des millions d’hectares de cultures OGM, le Pérou affirme sa différence en interdisant l’importation et la production d’organismes génétiquement modifiés sur son territoire pour une période de dix ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que l’Amérique du Sud compte déjà des millions d’hectares de cultures OGM, le Pérou affirme sa différence en interdisant l’importation et la production d’organismes génétiquement modifiés sur son territoire pour une période de dix ans.</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4Caynq0qUNw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.youtube.com/v/4Caynq0qUNw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Préoccupé par les dommages irréparables que les OGM pourraient provoquer sur la biodiversité de son pays, le président péruvien a pris un engagement inédit, s’inscrivant clairement à contre-courant de la tendance qui prévaut sur le reste du continent. Ollanta Humala vient en effet de promulguer une loi votée par le parlement le 4 novembre dernier, qui empêchera l’importation et la production d’OGM sur l’ensemble du territoire au cours de la prochaine décennie.</p>
<p>Seules les plantes utilisées à des fins scientifiques et celles destinées à la fabrication de produits pharmaceutiques ou vétérinaires seront encore autorisées. Le président péruvien entend bien reprendre la main sur ces sujets sensibles, grâce à la création d’une commission de conseil multisectorielle qui garantira un contrôle plus strict des biotechnologies modernes, de la biosécurité et de la bioéthique.</p>
<p><strong>Protéger la biodiversité</strong></p>
<p>Selon Jaime Delgado, l’un des députés à l’origine de cette initiative, ce moratoire de dix ans a pour principal objectif la préservation de la biodiversité nationale, afin d’empêcher par exemple la dissémination de pollen OGM et le croisement de plantes hybrides avec des espèces végétales autochtones.</p>
<p>La détermination d’Ollanta Humala a été saluée par la Convention nationale de l’agriculture péruvienne (CONVEAGRO), qui se réjouit que le président ait pu prendre une décision sans céder aux pressions exercées par les puissants lobbys qui contrôlent le marché des OGM. L’exécutif devra maintenant règlementer ce nouveau texte et établir les infractions et les sanctions encourues en cas de non respect de la loi.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;El Comercio&quot;" href="http://elcomercio.pe/politica/1345718/noticia-peru-libre-transgenicos-proximos-diez-anos" target="_blank">elcomercio.pe</a></p>
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		<title>Du biodiesel pour régénérer les terres agricoles</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 23:40:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les cultures alimentaires et les biocarburants font bon ménage en Haïti, grâce au Jatropha Curcas. Parfaitement adaptée aux climats arides et aux sols dégradés, cette plante oléagineuse forme des haies empêchant l'érosion des terres arables et sert à fabriquer du gazole d'origine naturelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les cultures alimentaires et les biocarburants font bon ménage en Haïti, grâce au <em>Jatropha Curcas</em>. Parfaitement adaptée aux climats arides et aux sols dégradés, cette plante oléagineuse forme des haies empêchant l&#8217;érosion des terres arables et sert à fabriquer du gazole d&#8217;origine naturelle.</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="274" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/13WAUvr-8DI?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="274" src="http://www.youtube.com/v/13WAUvr-8DI?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Introduite dans le cadre du projet WINNER de l&#8217;Agence américaine pour le développement international (USAID), le <em>Jatropha Curcas</em> intéresse un nombre croissant de familles haïtiennes.</p>
<p>Au Centre rural de développement durable (CRDD) de Bas-Boën, à 20 km de Port-au-Prince, les cultures de jatropha se confondent avec les parcelles de maïs et de sorgho. Originaire d&#8217;Amérique latine, cet arbuste de la famille des euphorbiacées produit des grains pouvant contenir jusqu&#8217;à 40% d’huile non comestible, utilisée pour fabriquer des biocarburants.</p>
<p>Jean Parnell Dimanche, directeur régional du projet WINNER, explique que les parcelles cultivées dans le centre de Bas-Boën sont en fait des pépinières qui ont déjà permis de distribuer 120 000 arbustes aux paysans d&#8217;Haïti afin qu’ils créent des haies vives aux abords des cultures alimentaires.</p>
<p><strong>Réhabiliter l&#8217;agriculture locale</strong></p>
<p>Le <a title="Définition de &quot;Système Jatropha&quot; sur &quot;Wikipédia&quot;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jatropha_curcas#Le_syst.C3.A8me_Jatropha" target="_blank">système Jatropha</a> a déjà fait ses preuves dans d&#8217;autres pays et permet notamment de limiter l&#8217;érosion due au vent, de favoriser la rétention d&#8217;eau et d&#8217;améliorer la qualité du sol grâce à une production d’humus d&#8217;excellente qualité. Grâce à un processus de <a title="Définition de &quot;Transestérification par le méthanol&quot; sur &quot;Wikipédia&quot;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiesel#Transest.C3.A9rification_par_le_m.C3.A9thanol" target="_blank">transestérification</a>, l’huile extraite des graines de jatropha offre également la possibilité de fabriquer du biodiesel, destiné à divers usages.</p>
<p>Le projet WINNER ne se limite pas à l’introduction du jatropha en Haïti mais cherche à réhabiliter l’infrastructure rurale dans sa globalité, en encourageant une meilleure gestion des ressources naturelles. Cinq ans après son lancement, il a bénéficié à près de 120 associations d&#8217;agriculteurs et a par exemple permis aux paysans haïtiens d&#8217;apprendre à cultiver du riz à l&#8217;aide de nouvelles techniques diminuant le temps de récolte et augmentant les rendements.</p>
<p>La pisciculture dans les étangs et l&#8217;élevage de poules pondeuses sont également au programme de l&#8217;initiative américaine, qui peut compter sur un budget de 127 millions de dollars [94 millions d’euros] et devrait se conclure en 2014.</p>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Listin Diario&quot;" href="http://www.listindiario.com.do/economia-y-negocios/2011/11/17/211299/Jatropha-trae-vida-a-haitianos" target="_blank">listindiario.com.do</a></p>
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		<title>Les fleuves menacés par les changements climatiques</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/11/23/les-fleuves-menaces-par-les-changements-climatiques/38897</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 23:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Planète]]></category>
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		<category><![CDATA[pluies]]></category>
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		<description><![CDATA[Les changements climatiques doivent élever le régime des pluies dans les grands bassins fluviaux du monde, mais les règles météorologiques deviennent de plus en plus instables, altérant les saisons des pluies. Ceci peut notamment se révéler une menace pour l’agriculture, d’après des spécialistes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les changements climatiques doivent élever le régime des pluies dans les grands bassins fluviaux du monde, mais les règles météorologiques deviennent de plus en plus instables, altérant les saisons des pluies. Ceci peut notamment se révéler une menace pour l’agriculture, d’après des spécialistes. </strong></p>
<p>Cependant, certains bassins fluviaux d’Afrique, comme celui du Limpopo, au Sud du continent, du Nil Bleu, au Nord, et du Volta, à l’Ouest, auront plutôt tendance à recevoir moins de pluies qu’actuellement, ce qui affectera la production d’aliments et provoquera des tensions internationales.</p>
<div id="attachment_39319" class="wp-caption alignnone" style="width: 531px"><a rel="attachment wp-att-39319" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/23/les-fleuves-menaces-par-les-changements-climatiques/38897/afrique_fleuvesclimat_limpopo"><img class="size-medium wp-image-39319" title="Le Limpopo" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/Afrique_FleuvesClimat_Limpopo-540x360.jpg" alt="Le Limpopo." width="521" height="347" /></a><p class="wp-caption-text">Les berges asséchées du Limpopo. © derekkeats (Flickr.com)</p></div>
<p>Les projections sont particulièrement mauvaises pour le bassin du Limpopo, qui traverse le Botswana, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Mozambique, et qui couvre une zone habitée par 14 millions de personnes. Simon Cook, du Centre International d’Agriculture Tropicale, affirme :</p>
<blockquote><p>Dans certaines parties du Limpopo, même la mise en place de systèmes d’irrigation par égouttement peut se révéler insuffisante pour contrebalancer les effets négatifs des changements climatiques sur la disponibilité de l’eau.</p></blockquote>
<p>Les préoccupations concernant le Nil Bleu, qui traverse l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte, viennent principalement de l’évaporation intense qui devrait résulter de la hausse prévue de 2ºC à 5ºC des températures moyennes globales. Des scientifiques du programme &#8220;Défi pour l’Eau et la Nourriture&#8221; (PDAC), une entité mondiale de recherches agricoles, assurent qu’une telle hausse peut provoquer des tensions entre l’Égypte et l’Éthiopie.</p>
<p>Le rapport portant sur dix grands bassins fluviaux dans le monde, et incluant de grands territoires en Amérique du Sud et en Asie, a été dévoilé il y a quelques jours en vue de la 17<sup>ème</sup> Conférence des Nations Unies sur le Climat (COP-17), qui aura lieu du 28 novembre au 9 décembre, à Durban, en Afrique du Sud.</p>
<p>Le rapport conclut que la hausse de l’évaporation sera compensée par des pluies plus intenses. De légères modifications des époques de pluie et de sécheresse <em>&#8220;entraineront un véritable casse-tête de gestion et demanderont une attention bien plus grande en termes d’adaptations et de prévisions climatiques à long terme&#8221;</em>, prévoit Alain Vidal, directeur du PDAC.</p>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Eco Desenvolvimento&quot;" href="http://www.ecodesenvolvimento.org.br/posts/2011/novembro/mudancas-climaticas-ameacam-rios-africanos-alertam" target="_blank">ecodesenvolvimento.org.br</a></p>
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		<title>Accroissement de la population et secteur alimentaire, un potentiel à exploiter</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 23:40:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du nord]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que la population mondiale ne cesse d’augmenter, le secteur agroalimentaire doit faire ses preuves face à la demande grandissante. Le pays paraît avoir le potentiel pour faire face en grande partie à cette augmentation. Mais qu’en est-il dans la réalité?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que la population mondiale ne cesse d’augmenter, le secteur agroalimentaire doit faire ses preuves face à la demande grandissante. Le pays paraît avoir le potentiel pour faire face en grande partie à cette augmentation. Mais qu’en est-il dans la réalité?</strong></p>
<div id="attachment_39119" class="wp-caption alignleft" style="width: 301px"><a rel="attachment wp-att-39119" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/22/accroissement-de-la-population-et-secteur-alimentaire-un-potentiel-a-exploiter/38913/canada_foodpeople_champs"><img class="size-medium wp-image-39119" title="Champs au Canada" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/canada_FoodPeople_champs-308x360.jpg" alt="Champs au Canada." width="291" height="340" /></a><p class="wp-caption-text">Champs agricoles canadiens. © SpecialKRB (Flickr.com)</p></div>
<p>Quand Bob Dylan chantait en 1965: <em>&#8220;Je n’irai plus jamais travailler à la ferme de Maggie </em>(I ain&#8217;t gonna work on Maggie&#8217;s farm no more)<em>&#8220;</em>, il se faisait l&#8217;écho de l&#8217;image  que nous avions des conditions de vie et de travail dans les fermes. La grande dépression des années 30 a provoqué dans nos esprits une assimilation de l&#8217;agriculture avec la pauvreté extrême. Les technologies archaïques et les prix capricieux des matières premières ont consolidé cette image.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Rompre avec la vision obsolète de l’agriculture</strong></p>
<p>À Ottawa, autant que dans l&#8217;imagination populaire, les secteurs de l’agriculture et de l’alimentaire semblent encore faire partie de l&#8217;ancienne économie. Les fermes familiales sont perçues comme des êtres surnaturels qui vampirisent les impôts du pays, pour maintenir une circonscription rurale puissante sur le plan politique.</p>
<p>Pourtant, la position du Canada dans le secteur de l’agriculture pourrait être totalement différente si sa vision obsolète n’était pas brouillée par trop de politiciens, de fonctionnaires et de leaders d&#8217;opinions qui continuent de cultiver cette idée dépassée.</p>
<p><strong>L’avenir en jeu</strong></p>
<p>Loin d&#8217;être en déclin, le secteur agricole et alimentaire est un géant économique avec un gros  potentiel pour le pays. La quantité de nourriture qui sera consommée dans les 50 prochaines années dépassera tous ce qui a été connu dans toute l&#8217;histoire de l’humanité. La demande mondiale ne cesse de croître, portée par l’augmentation de la population et la hausse des revenus mondiaux.</p>
<p>Pourtant, la capacité de la planète à répondre à cette demande croissante est douteuse&#8230; Après un demi-siècle de révolution verte et d’accélération de la production alimentaire, le taux de croissance s’essouffle juste au moment où nous en avons le plus besoin. Si nous ne trouvons pas les moyens de relever ce défi, des pénuries alimentaires majeures et des catastrophes humanitaires ne tarderont pas à se produire.</p>
<p><strong>Où le Canada se situe-t-il dans tout ça?</strong></p>
<p>Le pays paraît avoir le potentiel pour faire face en grande partie à l’augmentation de la demande mondiale en produits alimentaires. Il possède de vastes étendues de terres agricoles ainsi qu’un sol en bien meilleure santé que beaucoup d&#8217;autres grandes nations actuellement productrices de denrées alimentaires.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="274" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZrZ3wpYLzjw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="274" src="http://www.youtube.com/v/ZrZ3wpYLzjw?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le climat est clément et le changement climatique est susceptible de le rendre encore plus favorable. Son approvisionnement en eau douce, un enjeu majeur pour les agriculteurs, fait l&#8217;envie du monde entier. Et il est composé d’une population  instruite et expérimentée dans chacune des filières touchées : agriculteurs, techniciens, chercheurs, gestionnaires, fabricants et plus encore.</p>
<p><strong>Moderniser le secteur</strong></p>
<p>Pourtant, malgré l&#8217;ampleur de la demande et l’opportunité qu’offre sa position, le Canada ne profite pas de ces circonstances favorables,  sa capacité à approvisionner les marchés mondiaux est en déclin et la productivité des exploitations est en baisse.</p>
<p>Les critiques vont aux politiques obsolètes du gouvernement dont les dépenses seraient trop importantes et mal utilisées. Souvent les exploitations ne sont pas rentables, et il devient encore plus difficile de justifier l’investissement de nouveaux capitaux (cf. politique contre le déclin de la ferme familiale). Le bilan de l’investissement est  en baisse.</p>
<p>Il faudrait investir dans des productions stratégiques pour amener les communautés agricoles à de meilleurs niveaux de productivité, d&#8217;innovation et de gestion environnementales.</p>
<p><a title="Article sur le site web du &quot;Vancouver Sun&quot;" href="http://www.vancouversun.com/news/Canada+ability+supply+food+world+declines+global+population+incomes+increase/5658600/story.html" target="_blank">vancouversun.com</a></p>
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		<title>Chaque semaine, un village disparaît de la carte</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 23:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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		<description><![CDATA[Faute d'infrastructures, même élémentaires, les résidents de la plupart des villages ukrainiens n'ont guère le choix : tenter de survivre ou partir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Faute d&#8217;infrastructures, même élémentaires, les résidents de la plupart  des villages ukrainiens n&#8217;ont guère le choix : tenter de survivre ou partir.</strong></p>
<p>J&#8217;ai rencontré Bohdan à un arrêt de bus du village de Borodianka, dans la région de Kiev. Bohdan est un habitué de ce vieux bus qui, les bons jours, fait souvent le voyage jusqu&#8217;à son village. Il a pris ce bus pour toutes sortes d&#8217;occasions dans sa vie : d&#8217;abord à l&#8217;école primaire, maintenant pour rejoindre son lycée professionnel où il étudie pour devenir conducteur de tracteur. Dans son village natal de Stara Buda, il n&#8217;y a pas d&#8217;école et pratiquement pas de jeunes.</p>
<p><strong>Villas et balais</strong></p>
<p>Les villages dans les environs de Stara Buda sont presque tous morts. Même le chauffeur de bus refuse d&#8217;aller à Velyky Lis ou Koblytsia, plus loin sur la route. Il dit que toute la population de Velyky Lis se résume à deux vieillards&#8230; Les autres ont déménagé ailleurs. Un autre chauffeur estime au contraire qu&#8217;on y voit désormais plus de signes de vie qu&#8217;avant. Sûrement grâce aux maisons de campagne, aux villas et même aux clubs construits par les riches habitants de Kiev. Mais il ne recommande pas pour autant de prendre un bus pour s&#8217;y rendre : sans voiture, vous devrez rentrer à pied, et prendre le risque de passer la nuit à la belle étoile&#8230;</p>
<div id="attachment_39150" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a rel="attachment wp-att-39150" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/22/chaque-semaine-un-village-disparait-de-la-carte/38919/ukraine_villages_solitude"><img class="size-medium wp-image-39150" title="Exode rural" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/ukraine_Villages_solitude-540x316.jpg" alt="Exode rural." width="540" height="316" /></a><p class="wp-caption-text">Les villages ukrainiens font face à un exode de plus en plus prononcé. © Kyle Taylor (Flickr.com)</p></div>
<p>Il n&#8217;y a pas de villas à Stara Buda. Mais ses habitants ne s&#8217;en plaignent pas. Ils se considèrent chanceux car dans d&#8217;autres villages, la situation est bien pire. Les anciens aiment à rappeler que le village était autrefois beaucoup plus grand. Maintenant, il ne reste que deux rues et 80 foyers. Kolia, l&#8217;oncle de Bohdan se plaint :</p>
<blockquote><p>Il n&#8217;y a pas d&#8217;emplois, les jeunes fuient, et donc les villages se meurent. S&#8217;ils pouvaient y trouver un bon salaire, les gens resteraient ici pour vivre et travailler.</p></blockquote>
<p>Au cours des huit années qu&#8217;il a vécu ici, la population a un peu augmenté. Mais la croissance n&#8217;est pas due au nombre de naissances, mais plutôt aux gens qui viennent d&#8217;ailleurs et aux propriétaires de chalets. <em>&#8220;Les personnes âgées et les retraités viennent volontiers ici. Le village est calme, il y a une forêt où les gens peuvent cueillir des champignons et des baies.&#8221;</em> <em>&#8220;C&#8217;est pour l&#8217;argent, pas pour les baies !&#8221;</em>, exclame Halyna, la femme de Kolia.</p>
<p>Beaucoup de villageois vendent effectivement des champignons et des baies dans les alentours tandis que d&#8217;autres arrivent avec leurs propres idées pour gagner de l&#8217;argent. Mykola, leur voisin, a ouvert le seul magasin de Stara Buda,  non pas tant pour en tirer profit mais plutôt pour aider ses concitoyens. Kolia approuve :</p>
<blockquote><p>C&#8217;est une bonne chose que nous, nous ayons au moins une voiture. On peut ainsi aller acheter des produits ailleurs. Mais que peut faire une vieille femme seule par exemple ? Alors Mykola a ouvert son magasin. Il a apporté beaucoup de produits, et maintenant nous avons tout.</p></blockquote>
<p>Mais juste après, il tire sur sa cigarette et soupire: <em>&#8220;Mais toujours pas de tabac&#8230;&#8221;</em></p>
<p><strong>Sauvés par la route</strong></p>
<p>Nous passons devant une maison où trois familles travaillent ensemble : les anciens et les jeunes tissent des balais dans la cour. Ils iront plus tard les vendre en ville. Des femmes déclarent :</p>
<blockquote><p>Les gens survivent pour le moment mais quand la neige tombera, il n&#8217;y aura rien. Si nous obtenons aujourd&#8217;hui 1,7 hryvnias [0,1 euros] par balai, c&#8217;est déjà une bonne chose.</p></blockquote>
<p>La vente de balais est une source typique de revenu supplémentaire pour les paysans à travers l&#8217;Ukraine. Ils vendent aussi du lait à 2 hryvnias le litre, en passant par des intermédiaires qui le revendent ensuite dans les grandes laiteries pour 6 à 8  hryvnias. Serhiy Pavlenko, du village de Lehedzyne, dans la région de Tchernivtsi, est très pessimiste sur l&#8217;avenir des villages en Ukraine :</p>
<blockquote><p>Les villages qui sont situés à 30-40 km des villes vont survivre pendant un certain temps, mais les autres vont finir envahis par les mauvaises herbes.</p></blockquote>
<p>Quand il rentre chez lui, dans son village natal, ses propos sont laconiques : <em>&#8220;C&#8217;est la route qui nous sauve.&#8221;</em> Elle permet aux gens de se rendre au travail à Ouman ou à Talny, le centre du district. Pour aller à Kiev, c&#8217;est un voyage de plus de deux heures par le train de banlieue ou en bus. Les femmes du coin y travaillent comme infirmières dans les hôpitaux et les hommes comme gardiens ou nettoyeurs de rue.</p>
<div id="attachment_39147" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><a rel="attachment wp-att-39147" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/22/chaque-semaine-un-village-disparait-de-la-carte/38919/ukraine_villages_train"><img class="size-medium wp-image-39147" title="Village vu du train" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/ukraine_Villages_train-480x360.jpg" alt="Village vu du train." width="480" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Un village aperçu à bord d&#39;un train vers la ville. © Matvey Andreyev (Flickr.com)</p></div>
<p>Les gens de la campagne n&#8217;ont pas d&#8217;autre choix, ils disent que leurs villages meurent littéralement devant leurs yeux. Après la fermeture des fermes, les jeunes préfèrent de plus en plus rallier les villes, où les salaires sont stables, même si le loyer est élevé, plutôt que de lutter en essayant de trouver un emploi dans la campagne.</p>
<p><strong>Pas de fenêtres, ni </strong><strong>de </strong><strong>portes</strong></p>
<p><em>&#8220;Il y a des gens bien dans les villages, mais ils sont souvent étranglées par la vodka&#8221;</em>, explique encore Halyna. Elle est connue comme “guérisseuse” à Stara Buda, et les malades lui viennent des villages voisins. Mais ni elle, ni l&#8217;infirmière du poste de secours (équipé simplement de bandages et d&#8217;iode) ne peut guérir le fléau de l&#8217;alcoolisme&#8230; Cette maladie a tué dix personnes à Stara Buda ces sept dernières années. Halyna se lamente :</p>
<blockquote><p>Regardez, les maisons sont comme des trous vides à cause de la vodka. Ils gaspillent tout ce qu&#8217;ils gagnent en boisson. Comment peuvent-ils mener leur vie comme ça ?</p></blockquote>
<p>Cependant, beaucoup sont convaincus que la situation dans les villes est encore pire : les paysannes qui vont vendre leurs marchandises sur les marchés de Kiev sont habituées à voir les alcooliques locaux mendier pour &#8220;20 kopeks&#8221;.</p>
<p><strong>L&#8217;effet domino de </strong><strong>la migration</strong></p>
<p>Selon le Comité d&#8217;État de la statistique, la population rurale ukrainienne a chuté de 0,7% rien que cette année. Depuis le 1er août 2011, les ruraux forment 31,4% du total de la population. Une des raisons à ce dépeuplement des campagnes est la migration, causée principalement par un chômage élevé et un faible niveau de vie en zone rurale. Une étude a montré qu&#8217;en Crimée, où 77% de la population vit à la campagne, la moitié des ménages ne peut répondre à ses besoins fondamentaux, tandis qu&#8217;une personne sur cinq ne mange pas à sa faim.</p>
<p>La migration de la main-d&#8217;œuvre produit un effet domino qui entraîne  encore plus de personnes à se déplacer. Les écoles en sont l&#8217;exemple le  plus évident. L&#8217;école de Mala Berezanka avait l&#8217;habitude d&#8217;avoir trois  groupes d&#8217;élèves en première année, alors que maintenant, elle n&#8217;ouvre  une classe que si il y a au moins deux enfants par niveau. Mais même  cela est menacé : les écoles avec trop peu d&#8217;élèves seront fermées, car  l&#8217;État estime que cela coûte trop cher de les conserver. Cependant,  c&#8217;est précisément l&#8217;absence d&#8217;une école dans son village natal (ou la  mauvaise qualité de l&#8217;éducation dans un village voisin) qui fait pencher  la balance quand les jeunes gens décident où s&#8217;installer pour vivre.</p>
<div id="attachment_39144" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a rel="attachment wp-att-39144" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/22/chaque-semaine-un-village-disparait-de-la-carte/38919/ukraine_villages_survie"><img class="size-medium wp-image-39144" title="Campagne ukrainienne" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/ukraine_Villages_survie-540x281.jpg" alt="Campagne ukrainienne." width="540" height="281" /></a><p class="wp-caption-text">Dans la campagne ukrainienne ne subsiste guère qu&#39;une agriculture de survie. © Kyle Taylor (Flickr.com)</p></div>
<p>La campagne souffrira encore plus le jour où les terres agricoles seront mises en vente en Ukraine, ce qui est, pour l&#8217;instant, impossible, d&#8217;après une mesure qui date de l&#8217;ère soviétique. Le risque est que les petits agriculteurs en manque de fonds vendent à la va-vite. Serhiy Pavlenko met en garde :</p>
<blockquote><p>Un homme achète un tracteur, mais celui-ci tombe en panne ; il doit alors emprunter 2000<strong> </strong>hryvnias pour en acheter un nouveau. Où va t&#8217;il trouver l&#8217;argent ? Les gens qui ont déjà un lot de terre vont acheter celui de leurs voisins et devenir grands propriétaires.</p></blockquote>
<p>Et aujourd&#8217;hui, avec les machines modernes, les investisseurs d&#8217;affaires auront de moins en moins besoin de travailleurs locaux. Les paysans sont convaincus qu&#8217;une loi sur la vente des zones agricoles, mal conçue et mal planifiée, n&#8217;aura pour seul effet que de les forcer à abandonner la terre qui les a nourris pendant si longtemps. Car la terre est la principale richesse de ces villages.</p>
<p><strong>Un village est un village, même en Europe?</strong></p>
<p>L&#8217;urbanisation massive fait grimper le chômage et rend les villes surpeuplées. L’Ukraine n&#8217;est pas le seul pays à avoir mis la question rurale dans son agenda. Dans la vieille Europe aussi on se bat contre la crise démographique et la diminution du nombre de villages, un effet secondaire de l&#8217;urbanisation. Les stratégies varient d&#8217;un pays à l&#8217;autre.</p>
<p>La Bulgarie et de nombreux autres pays des Balkans tentent de réorienter leur population rurale grâce à des sources de revenu autres que l&#8217;agriculture. Stuart Burgess, le chef de la Commission britannique pour les collectivités rurales, a déclaré que près de 200 000 jeunes gens au Royaume-Uni ont migré vers les villes. Les principales raisons sont le manque d&#8217;emplois et de logements abordables et &#8211; surprise &#8211; l&#8217;absence de connexion Internet haut débit. Toutefois, le gouvernement britannique prévoit l&#8217;accès à Internet dans chaque maison en 2012.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p><strong>La modernisation est la solution</strong></p>
<p><em>The Ukrainian Week</em><em> </em>a demandé<em> </em>à Oleksiy Pozniak, chef du Département d&#8217;études des migrations à l&#8217;Institut Ptukha des données démographiques et la recherche sociale, pourquoi les villages disparaissent. Voici sa réponse :</p>
<blockquote><p>La population rurale de l&#8217;Ukraine est trop importante par rapport aux normes européennes. L&#8217;agriculture n&#8217;est pas suffisamment mécanisée et automatisée : il faut une ferme entière en Ukraine pour faire un travail accompli par un agriculteur et deux ou trois saisonniers en Europe occidentale. Si les villages se modernisent, la migration vers les villes ne sera plus une menace. Dans l&#8217;Union Européenne, ce type de migration n&#8217;est pas très prononcée. Grâce à des des infrastructures de transport bien développées, les gens vivent souvent à 50-70 km en dehors de la ville où ils travaillent. En Ukraine, cette manière de vivre coûte beaucoup plus chère, à cause de l&#8217;état de nos infrastructures.</p></blockquote>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;The Ukrainian Week&quot;" href="http://ukrainianweek.com/Society/35295" target="_blank">ukrainianweek.com</a></p>
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		<title>Le plus grand barrage d&#8217;Afrique n&#8217;est pas le bienvenu</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 23:50:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est dans l’inquiétude générale que le Lesotho Highlands Development Authority (LHDA) lance la construction d’un nouveau barrage. Cet énorme édifice de 163,5 m de long engloutira 17 villages, noiera les pâturages de 72 autres et déplacera 4000 foyers.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est dans l’inquiétude générale que le <em>Lesotho Highlands Development Authority</em> (LHDA) lance la construction d’un nouveau barrage. Cet énorme édifice de 163,5 m de long engloutira 17 villages, noiera les pâturages de 72 autres et déplacera 4000 foyers. Les habitants savent déjà que l’impact social et environnemental ira bien au-delà des 60 km de cours d’eau modifiés. </strong></p>
<p><strong>Un projet titanesque</strong></p>
<p>Un projet signé dans les années 90 entre le Lesotho et l’Afrique du Sud prévoit de bâtir 5 barrages dans le premier pays, pour un coût total de 16 milliards de dollars [11,8 milliards d'euros] sur 30 ans. Les travaux du troisième barrage, Polihali, ont débuté et devraient se terminer en 2018. Son coût  est de 1,9 milliard de dollars [1,4 milliard d'euros] car il nécessite la construction d’un réseau routier, d’un tunnel de 38km, et de structures de télécommunications.</p>
<div id="attachment_38993" class="wp-caption alignnone" style="width: 490px"><a rel="attachment wp-att-38993" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/21/le-plus-grand-barrage-dafrique-nest-pas-le-bienvenu/38899/lesotho_barrages_katse"><img class="size-medium wp-image-38993" title="Le barrage Katse" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/lesotho_Barrages_Katse-480x360.jpg" alt="Le barrage Katse." width="480" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Le barrage Katse, officiellement en service depuis 1998, est le premier des 5 barrages prévus dans le projet de gestion de l&#39;eau entre le Lesotho et l&#39;Afrique du Sud. © Christian Wörtz</p></div>
<p>Mais le jeu en vaut la chandelle : les deux premiers barrages (en 1998 et 2002) ont déjà fait gagner 404 millions de dollars [299 millions d'euros] au gouvernement du Lesotho. A terme, Polihali fournira plus de 70 mètres cubes d’eau par seconde à l’Afrique du Sud, le géant voisin, qui a des besoins croissants en eau et en énergie.</p>
<p><strong>Des répercussions sur les habitants</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p>Cependant, les 27 000 villageois affectés par les deux premiers barrages n’y ont pas vu beaucoup d’avantages. Mabusetsa Lenka, du Centre des ressources pour la transformation (TRC), une ONG pour les droits de l’homme et la justice sociale basée à Maseru, explique :</p>
<blockquote><p>En dépit des promesses, la population n’a plus assez d’eau  potable et d’électricité. Le gouvernement vend à l’Afrique du Sud des ressources dont son peuple a besoin.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p><em> </em></p>
<p>Les habitants ont été relogés mais la majorité a perdu ses terres arables et ses pâturages. Ceux dans un rayon de 5 km du barrage devaient recevoir une maison, un robinet communal, des latrines, et une compensation d’environ 650 $ [481 euros] par foyer, par an,  pendant 50 ans. Phakiso Hlotsi, relogé en 1996, préfèrerait un bon terrain plutôt qu’un peu d’argent :</p>
<blockquote><p>La vie est plus dure maintenant. Avant, je m’occupais de ma famille en faisant pousser du maïs, du blé et des légumes sur un terrain trois fois plus grand. Je ne sais pas comment faire vivre 7 personnes avec 650 dollars par an.</p></blockquote>
<p>Le PDG de LHDA, Peter Makuta, est d’avis que la compensation a été plus que juste et que les villageois doivent s’adapter :</p>
<blockquote><p>Les paiements sont généreux. Mais on a remplacé leurs troupeaux et leurs terres par de l’argent et ils n’ont jamais vécu ainsi auparavant. C’est un énorme changement pour eux.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p>La LHDA ne veut cependant pas révéler le total de ses paiements. Les seuls chiffres disponibles sont ceux de 2006. A cette date, moins de 1,6 million de dollars [1,2 million d'euros] avait été payé à 2237 foyers.</p>
<p><strong>Des promesses vides et de la corruption</strong></p>
<p>Il semblerait que les comités municipaux chargés de reverser les dédommagements aux habitants auraient gardé une partie de l’argent pour eux. Certains villageois n&#8217;ont obtenu qu&#8217;une part de leur argent voire rien du tout. TRC a porté plainte pour eux et le procès est en cours. L’ONG espère faire jurisprudence si elle l&#8217;emporte.</p>
<p>Le peuple du Lesotho craint que les leçons de la phase 1 n&#8217;aient pas été apprises. Le PDG de LDHA assure que les choses se passeront différemment pour la phase 2, sans s’expliquer. Ce qui est sûr, c’est que les effets d’un assèchement drastique des montagnes du Lesotho ne sont pas encore complètement clairs.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;IRIN&quot;" href="http://www.irinnews.org/report.aspx?reportid=94169" target="_blank">irinnews.org</a></p>
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