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	<title>Green et Vert &#187; biocarburant</title>
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		<title>Le tour du monde sans arrêt à la pompe</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 23:10:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaspard.mathe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[30 000 km, 30 pays, 3 continents, 4 Australiens et 0 pompe à essence. Quatre jeunes aventuriers ont fait le pari d’un tour du monde au biodiesel, une aventure originale qui est devenue une série télévisée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>30 000 km, 30 pays, 3 continents, 4 Australiens et 0 pompe à essence. Quatre jeunes aventuriers ont fait le pari d’un tour du monde au biodiesel, une aventure originale qui est devenue une série télévisée.</strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="315" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wNT3y4kjPAM?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/v/wNT3y4kjPAM?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><br />
</strong></p>
<p>Quel est le point commun entre un ingénieur, un banquier, un DJ et un soudeur? Un voyage depuis la Tasmanie jusqu’à la Norvège dans un véhicule au biodiesel, alimenté aux déchets recyclés par un transformateur portable.</p>
<p><strong>Un carburant à partir d&#8217;huiles et de graisses recyclées</strong></p>
<p>Pendant les 30 000 km de trajet, les pauses préférées des 4 participants, Oscar, Chuck, Justin et Bob ont été  les bars, les élevages de volailles et les centres de chirurgie esthétiques. Ils y récupèrent les déchets d’huile et de graisse qui servent ensuite de carburant pour leur voiture et leur bateau en aluminium recyclé.</p>
<p>Le voyage a commencé en mars 2011. L’équipe a suivi les recommandations des lecteurs de leur site, pour trouver les établissements prêts à donner leurs déchets pour le projet, et les lieux qui méritent le détour.</p>
<p><strong>Une aventure ludique et palpitante</strong></p>
<p>L&#8217;objectif de l&#8217;expédition est de combattre l’idée selon laquelle c’est compliqué et ennuyeux de passer au vert. Au contraire, leur voyage a été palpitant. Preuve que la vie au rythme du développement durable est ludique et enrichissante. L’équipe a aussi créé <a title="The Green Way Up" href="http://www.thegreenwayup.com/" target="_blank">un site internet</a> sur lequel, d’autres héros du mode de vie écolo publient leurs histoires.</p>
<p>L’aventure a été filmée et adaptée en série télé. Elle est diffusée depuis le 15 janvier 2012 sur <a title="nat geo adventure" href="http://natgeotv.com.au/tv/the-aussie-way-up/" target="_blank">Nat Geo Adventure</a>.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;G online&quot;" href="http://www.gmagazine.com.au/features/2909/5-minutes-with%E2%80%A6-green-way" target="_blank">gmagazine.com.au</a></p>
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		<title>La Tasmanie roule au pavot</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2012/01/17/la-tasmanie-roule-au-pavot/44234</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 23:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaspard.mathe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le pavot est généralement associé aux drogues, légales ou non, mais en Tasmanie, on en fait un biocarburant qui devrait suffire à faire rouler tous les bus de l’état!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le pavot est généralement associé aux drogues, légales ou non, mais en Tasmanie, on en fait un biocarburant qui devrait suffire à faire rouler tous les bus de l’état!<br />
</strong></p>
<div id="attachment_44239" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><strong><a rel="attachment wp-att-44239" href="http://www.greenetvert.fr/2012/01/17/la-tasmanie-roule-au-pavot/44234/australie_pavots"><img class="size-full wp-image-44239" title="australie pavots" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2012/01/australie_pavots.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Une entreprise de Tasmanie produit du biodiesel à partir du pavot. ©Marilyn Peddle (Flickr)</p></div>
<p>Depuis cinq ans, une entreprise familiale en Tasmanie cherche à recycler les déchets issus de la récolte de pavots. Après un an d’élaboration, une usine de biocarburant a vu le jour. Les créateurs de ce procédé estiment pouvoir produire 3 millions de litres par an, à partir d’huile de pavot, un des sous-produits de la récolte. Ce sont les seuls producteurs de biodiesel dans l’état de Tasmanie, et la technologie utilisée est l’une des plus avancées d’Australie.</p>
<p><strong>Une production qui pourrait fournir tous les bus de Tasmanie</strong></p>
<p>L’huile récupérée pour le biodiesel est traitée plusieurs fois avant le produit fini, ce qui assure une excellente qualité pour la fabrication du carburant. Pas de risque de manquer de matière première, la production de pavot est très importante en Tasmanie. Et avoir développé la technologie sur place, dans un état séparé du reste de l&#8217;Australie par la mer, a permis d’énormes économies de transport.</p>
<p>Si la production est à la hauteur des prévisions, c’est le système de transport en commun de toute la Tasmanie qui sera bientôt accro au pavot!</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;abc.net.au&quot;" href="http://www.abc.net.au/news/2012-01-07/poppy-seed-oil-used-to-make-biodiesel/3762560" target="_blank">abc.net.au</a></p>
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		<title>L&#8217;incroyable percée du biodiesel</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2012/01/09/lincroyable-percee-du-biodiesel/43355</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 23:23:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaspard.mathe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<description><![CDATA[Premier exportateur mondial et quatrième plus gros producteur de biogazole, l'Argentine conforte sa position de géant des carburants verts. La demande interne explose ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Premier exportateur mondial et quatrième plus gros producteur de biogazole, l&#8217;Argentine conforte sa position de géant des carburants verts. La demande interne explose, grâce à une loi obligeant à couper le gazole vendu à la pompe avec 7% de biodiesel.</strong></p>
<div id="attachment_43357" class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a rel="attachment wp-att-43357" href="http://www.greenetvert.fr/2012/01/09/lincroyable-percee-du-biodiesel/43355/argentine_champ_soja"><img class="size-full wp-image-43357  " title="champ de soja en Argentine" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2012/01/argentine_champ_soja.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a><p class="wp-caption-text">Le bio carburant est fabriqué à partir du soja. ©Luis Argerich (Flickr)</p></div>
<p><strong>7% de biodiesel dans le gazole des pompes argentines</strong></p>
<p>Cinq ans seulement après les débuts commerciaux du biodiesel, l&#8217;Argentine est devenu le quatrième producteur mondial pour ce combustible. Un succès rendu possible grâce aux investissements massifs réalisés par la filière, plus de 900 millions de dollars (700 millions d’euros).</p>
<p>Le pays compte aujourd&#8217;hui 28 unités de fabrication, la production atteindra 2,4 millions de tonnes en 2011. En 2010, 500 000 tonnes avaient été écoulées sur le marché interne, boosté par l&#8217;application d&#8217;une loi obligeant à couper le gazole avec 5% de biodiesel. En septembre 2011, ce pourcentage est passé à 7% : les autorités prévoient de faire grimper la demande interne à 800 000 tonnes par an.</p>
<p><strong>L&#8217;Argentine, premier exportateur mondial de biodiesel</strong></p>
<p>Malgré cette forte consommation au niveau national, l&#8217;Argentine reste le premier exportateur mondial de biodiesel, place qu&#8217;elle occupe depuis 2009. Fabriqué à partir de soja, le carburant vert permet de générer des ventes annuelles estimées à 1,9 milliards de dollars (1,5 milliards d’euros).</p>
<p>La glycérine, principal sous-produit de fabrication du biodiesel, participe elle aussi à la diversification et à la valorisation des exportations argentines. Sa production annuelle a grimpé à 220 000 tonnes en 2011, et elle s’exporte vers plus de 10 pays différents à travers le monde.</p>
<p><strong>Une production en hausse</strong></p>
<p>L&#8217;Argentine ne compte pas s&#8217;arrêter en si bon chemin et prévoit d&#8217;augmenter encore la part du biodiesel dans son bouquet énergétique. L&#8217;inauguration de neuf sites de production cette année et le lancement de <a title="des cultures pour le biocarburant dans des décharges" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/24/des-cultures-destinees-aux-biocarburants-s%E2%80%99installent-dans-les-decharges/39176" target="_blank">nouveaux projets</a> permettent de tabler sur une production de l&#8217;ordre de 3,2 millions de tonnes pour 2012.</p>
<p>De quoi maintenir les exportations, tout en faisant face à une éventuelle augmentation du pourcentage obligatoire de biodiesel dans le carburant vendu sur le territoire national.</p>
<p>Au sein de la Chambre argentine des biocarburants (Carbio), on se prépare déjà à cette éventualité, en réalisant des tests avec des mélanges à 10% pour les automobiles et à 20% pour les poids lourds.</p>
<p><a title="fortunaweb.com.ar" href="http://fortunaweb.com.ar/2011-12-29-76894-boom-del-biodiesel-argentino-a-cinco-anos-del-debut-comercial/" target="_blank">fortunaweb.com.ar</a></p>
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		<title>Faut-il laisser les étrangers s’accaparer les terres agricoles?</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/12/29/faut-il-laisser-les-etrangers-s%e2%80%99accaparer-les-terres-agricoles/42771</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 23:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La concentration des terres et les acquisitions massives de la part d’investisseurs étrangers inquiètent la FAO, qui relève des anomalies dans 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Quelles conséquences pour la sécurité alimentaire et l’agriculture familiale?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La concentration des terres et les acquisitions massives de la part d’investisseurs étrangers inquiètent la FAO, qui relève des anomalies dans 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Quelles conséquences pour la sécurité alimentaire et l’agriculture familiale?</strong></p>
<p>Qui possède les terres d’Amérique latine ? L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) s’est posé la question et a analysé la situation de 17 pays de la région (Mexique, Costa Rica, Guatemala, Nicaragua, Panama, Argentine,  Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Paraguay, Pérou, Uruguay, République dominicaine, Trinidad et Tobago, Guyana).</p>
<p>Depuis quelques années, les ventes d’importants domaines terriens à des étrangers ne passent plus inaperçues et 40 organisations réunies sous la houlette de la Coalition internationale des terres (CIT) ont décidé de s’intéresser à ces pratiques dans les pays émergents. Contre toute attente, le rapport de la CIT révèle que les élites nationales jouent un rôle beaucoup plus important que les investisseurs étrangers dans les acquisitions et que la production de denrées alimentaires est rarement l’objectif des acheteurs.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="360" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2PeJCBUSjf4?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="360" src="http://www.youtube.com/v/2PeJCBUSjf4?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Progression des biocarburants</strong></p>
<p>Sur les 71 millions d’hectares observés ayant fait l’objet de transactions, 22% concernaient l’industrie minière, tandis que les trois-quarts du reste étaient destinés aux biocarburants. Inspiré d’une étude antérieure réalisée en Afrique, le rapport de la FAO note pour sa part que c’est en Argentine et au Brésil que ces tendances sont les plus marquées. Fernando Egure, directeur du Centre péruvien d’études sociales, et dont les travaux sont cités dans le rapport de la FAO, estime :</p>
<blockquote><p>L’importante concentration des terres qui caractérise l’Amérique latine est un héritage colonial.<em> </em></p></blockquote>
<p>Les latifundiaires ont disparu, mais ils ont cédé la place à des entreprise modernes se consacrant le plus souvent à l’exportation ou à la production de biocarburants, avec une présence variable de capitaux étrangers. Ce constat inquiète la FAO, qui rappelle aux gouvernements de la région qu’il est de leur responsabilité de garantir que ces processus de concentration et de dénationalisation des terres ne mettent pas en péril la sécurité alimentaire, l’emploi agricole et le développement de l’agriculture rurale.</p>
<p><strong>La Patagonie attire les stars</strong></p>
<p>C’est en Argentine que les ventes de terres à des étrangers ont le plus souvent défrayé la chronique, notamment dans le sud du pays. Dans les années 90, l’entreprise <em>Benetton</em>, le magnat des finances Ted Turner ou encore les acteurs Sylvester Stallone et Tommy Lee Jones ont fait parler d’eux en achetant de vastes propriétés en Patagonie. Mais pour Nieves Pascuzzi, de la Société rurale argentine, ces opérations n’ont pas de conséquences sur la production alimentaire :</p>
<blockquote><p>Tout le monde parle de <em>Benetton </em>parce qu’ils possèdent 300 000 hectares, mais 300 000  hectares en Patagonie n’ont pas la même productivité que dans la pampa […] Les sols de Patagonie ne sont pas très propices à l’agriculture, aujourd’hui on y fait surtout de la production ovine, de la laine.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p>S’il n’existe pas de données précises concernant les ventes de terre à des étrangers en Argentine, l&#8217;ampleur du phénomène a tout de même fini par inquiéter le gouvernement. Une interdiction pure et simple de ce type de transaction n’est pas à l’ordre du jour, mais le parlement étudie une proposition de loi qui pourrait limiter ces pratiques.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;BBC Mundo&quot;" href="http://www.bbc.co.uk/mundo/noticias/2011/12/111213_estudio_fao_america_latina_jgc.shtml" target="_blank">bbc.co.uk</a></p>
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		<title>Transformer la vase en énergie et en eau claire</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 23:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une entreprise néo-zélandaise fait d’une pierre deux coups en répondant à deux problèmes cruciaux : l’eau potable et l’énergie. Comment ? Grâce à la vase recyclée des bassins municipaux d’eaux usagées. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une entreprise néo-zélandaise fait d’une pierre deux coups en répondant à deux problèmes cruciaux : l’eau potable et l’énergie. Comment ? Grâce à la vase recyclée des bassins municipaux d’eaux usagées. </strong></p>
<p>La société <em>Aquaflow</em>, installée à Nelson (centre de la Nouvelle-Zélande), a développé une nouvelle manière de traiter les eaux usagées dans les stations d‘épuration en séparant le dépôt formé d’algues et de sédiments, de l’eau.</p>
<p>Le truc en plus, c’est que la récolte d’algues est ensuite désassemblée en plus de 100 composants chimiques. Ceux-ci peuvent être recyclés en carburants pour voitures ou avions, ainsi qu’en produits chimiques pour des produits commerciaux de santé, d’hygiène ou même textiles. Et le tout en 30 minutes, une durée infime comparée aux millions d’années requis pour les énergies fossiles !</p>
<p><em>Aquaflow </em>s’était donné le défi de trouver comment réutiliser ces résidus et les transformer en produits prêts à la vente. Six ans et des millions de dollars plus tard, l’équipe a non seulement réussi mais est aussi devenue l’une des forces motrices d’une Nouvelle-Zélande plus propre et efficace.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-41478" href="http://www.greenetvert.fr/2011/12/13/transformer-la-vase-en-energie-et-en-eau-claire/41416/nz_aquaflow_schema"><img class="alignnone size-medium wp-image-41478" title="Schéma Aquaflow" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/12/NZ_Aquaflow_schema-540x349.jpg" alt="Schéma Aquaflow. © Aquaflow" width="540" height="349" /></a></p>
<p>Le prochain objectif est de passer à plus grande échelle, et <em>Aquaflow </em>espère pouvoir financer cette étape en partie avec les profits de leur réutilisation de la vase : avec ce système, entre autres, la Nouvelle-Zélande pourra offrir des solutions d’énergie propre au niveau mondial.</p>
<p><em>Aquaflow </em>vient de commencer des recherches en partenariat avec une des filiales de <em>Shell</em>, <em>CRI Catalyst Company</em>, installée au Texas. Ensemble, ils espèrent ouvrir un projet pilote, probablement aux États-Unis. Le ministère américain de l’Énergie s’intéresse aussi à <em>Aquaflow</em> pour ses techniques concernant les biocarburants. C’est un des domaines préférés des investisseurs néo-zélandais : faire de bonnes actions intelligemment et en tirer un profit financier. Nick Gerritsen, l’un des propriétaires d’<em>Aquaflow</em>, connaît la marche à suivre :</p>
<blockquote><p>C’est facile de voir qu’il y a un gros potentiel, mais pour y parvenir, c’est un pas après l’autre, des efforts réguliers, et on fait attention à garder un esprit ouvert et pratique.</p></blockquote>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Element magazine&quot;" href="http://www.elementmagazine.co.nz/business/clean-technology/the-power-of-pond-slime/" target="_blank">elementmagazine.co.nz</a></p>
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		<item>
		<title>Des siècles pour compenser le débit carbone des biocombustibles?</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/12/12/des-siecles-pour-compenser-le-debit-carbone-des-biocombustibles/41021</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Dec 2011 23:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du sud]]></category>
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		<description><![CDATA[Une nouvelle information devrait raviver la polémique sur le bilan écologique des biocombustibles. Un rapport montre que la quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère par l’activité de production de biocombustibles peut mettre jusqu’à 300 ans pour être compensée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le débat sur le bilan écologique des biocombustibles vient s’enrichir d’une nouvelle information qui devrait raviver la polémique. Un nouveau rapport du Centre International de Recherche Forestière (CIFOR), montre que le “débit carbone” &#8211; c’est-à-dire la quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère par l’activité de production de biocombustibles &#8211; peut mettre jusqu’à 300 ans pour être compensé.</strong></p>
<div id="attachment_41368" class="wp-caption alignnone" style="width: 532px"><a rel="attachment wp-att-41368" href="http://www.greenetvert.fr/2011/12/12/des-siecles-pour-compenser-le-debit-carbone-des-biocombustibles/41021/bresil_biofuelcarbone_jatropha"><img class="size-medium wp-image-41368" title="Jatropha" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/12/bresil_BiofuelCarbone_jatropha-540x351.jpg" alt="Jatropha." width="522" height="339" /></a><p class="wp-caption-text">Parmi les biocombustibles, la fameuse jatropha laisserait la plus lourde empreinte carbone. © tonrulkens (Flickr.com)</p></div>
<p>L’analyse, publiée par le journal <a title="Article sur le site web &quot;Ecology and Society&quot;" href="http://www.ecologyandsociety.org/vol16/iss4/art14/" target="_blank"><em>Ecology and Society</em></a>, prend en compte 3 types de biocombustibles dans 6 pays. D’après le rapport, le biocombustible issu du soja est celui qui met le moins de temps pour compenser son débit carbone, soit 30 ans. Celui de l’huile de palme peut mettre de 59 à 220 ans en fonction du type de terre reconvertie pour la production, alors que celui du jatropha met de 76 à 310 ans. Louis Verchot, scientifique au CIFOR et coauteur du rapport explique :</p>
<blockquote><p>Ce qui compte vraiment, c’est la façon de produire et la terre sur laquelle la culture a lieu. Les biocombustibles provenant de la reconversion d’écosystèmes naturels ne seront jamais efficaces en termes d’émissions.</p></blockquote>
<p>Ainsi, pour que le développement des biocombustibles soit plus durable, leur matière première doit être cultivée sur des terres qui ne servaient pas à la culture d’aliments ou qui n’étaient pas des forêts ou des tourbières, donc sur des zones qui étaient déjà dégradées ou abandonnées. En réalité, cette théorie laisserait peu d’espace disponible pour une production durable de biocombustibles destinés à réduire les émissions de CO2, étant donnée la disponibilité limitée et/ou la faible productivité de ces terres.</p>
<p>Ceci ne signifie cependant pas que les biocombustibles ne peuvent pas continuer à être utilisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et qu’ils sont néfastes pour l’atmosphère. Mais il y a des paramètres à respecter pour améliorer leur bilan écologique.</p>
<p>Et c’est justement pour orienter les décideurs politiques, notamment, que ce rapport a été fait, que ce soit dans les pays producteurs ou consommateurs de biocombustibles. Celui-ci suggère que les arguments de subsistance rurale ou d’atténuation climatique ne peuvent être avancés à priori si des efforts ne sont pas menés pour amener le secteur vers des directions plus durables et équitables.</p>
<p><a title="Article sur le site web de &quot;Globo&quot;" href="http://oglobo.globo.com/blogs/ecoverde/posts/2011/12/04/debido-de-carbono-de-biocombustiveis-pode-durar-seculos-419892.asp" target="_blank">oglobo.globo.com</a></p>
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		<title>Des cultures destinées aux biocarburants s’installent dans les décharges</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/11/24/des-cultures-destinees-aux-biocarburants-s%e2%80%99installent-dans-les-decharges/39176</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 23:20:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Energie]]></category>
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		<description><![CDATA[Inexploitables pour les cultures alimentaires, les terres polluées par les ordures peuvent en revanche accueillir certaines espèces capables de produire des biocarburants de deuxième génération, tout en contribuant à la réhabilitation des sols.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Inexploitables pour les cultures alimentaires, les terres polluées par les ordures peuvent en revanche accueillir certaines espèces capables de produire des biocarburants de deuxième génération, tout en contribuant à la réhabilitation des sols.</strong></p>
<p>À l’heure où la population mondiale franchit la barre des 7 milliards d’habitants, les biocarburants fabriqués à partir de produits alimentaires ont mauvaise presse. Le secteur compte donc plus que jamais sur les combustibles dits de seconde génération, obtenus avec de la matière organique non comestible, pour assurer le futur de la filière. Une équipe de la Faculté d’Agronomie de l’Université de Buenos Aires (FAUBA) veut aller plus loin en développant ce type de culture sur des terrains pollués, comme les décharges d’ordures ménagères.</p>
<div id="attachment_39434" class="wp-caption alignnone" style="width: 415px"><a rel="attachment wp-att-39434" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/24/des-cultures-destinees-aux-biocarburants-s%e2%80%99installent-dans-les-decharges/39176/argentine_dechargebiofuel_villadominico"><img class="size-full wp-image-39434" title="Décharge à Villa Dominico" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/argentine_DéchargeBiofuel_VillaDominico.jpg" alt="Décharge à Villa Dominico." width="405" height="295" /></a><p class="wp-caption-text">Décharge à Villa Dominico. La nature y reprendra-t-elle ses droits?</p></div>
<p>C’est le site de Villa Dominico, dans la banlieue de la capitale argentine, qui a été choisi pour accueillir le projet. Grâce à un partenariat avec la Coordination Écologique de la Zone Métropolitaine (CEAMSE), les chercheurs ont commencé par transformer en compost quelque 2000 tonnes de déchets organiques reçus tous les mois pendant trois ans, afin d&#8217;améliorer les caractéristiques des sols dégradés.</p>
<p><strong>Refertilisation</strong></p>
<p>Cet engrais naturel a permis de fertiliser des zones fermées de la décharge où pousseront bientôt des espèces végétales particulières, destinées à la production de bioéthanol. L’attention des scientifiques s’est portée sur des plantes à haute teneur en <a title="Définition de &quot;lignocellulose&quot; sur &quot;Wikipédia&quot;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lignocellulose" target="_blank">lignocellulose</a>, qui offriront un taux important de conversion de matière sèche en éthanol.</p>
<p>Le <a title="Définition de &quot;miscanthus géant&quot; sur &quot;Wikipédia&quot;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Miscanthus_g%C3%A9ant" target="_blank">miscanthus géant</a> intéresse tout particulièrement l’équipe de la FAUBA, en raison de ses capacités d’adaptation importantes. Il s’agit cependant d’une plante hybride difficile à importer en Argentine. Les chercheurs ont tout de même réussi à obtenir plusieurs rhizomes, à partir desquels ils comptent multiplier la plante grâce à une technique de <a title="Définition de &quot;Culture in vitro des végétaux vasculaires&quot; sur &quot;Wikipédia&quot;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_in_vitro_des_v%C3%A9g%C3%A9taux_vasculaires" target="_blank">micropropagation</a>. Avec plus de deux mètres de haut, cette herbe géante permet de produire rapidement de grandes quantités de biomasse.</p>
<p><strong>Récréation</strong></p>
<p>S’il parait risqué de consommer des fruits ou des légumes cultivés au beau milieu d&#8217;une décharge, personne ne verra en revanche d’inconvénient à utiliser un carburant produit sur ces terrains. L&#8217;initiative de la FAUBA permettra par la même occasion d&#8217;accélérer le processus de régénération des sols, avec l’espoir de les décontaminer totalement un jour.</p>
<p>Une autre piste est à l’étude pour réutiliser les anciens sites d’enfouissement des déchets et consiste à planter des arbres et du gazon pour les transformer en espaces de récréation. Les responsables du projet planchent également sur la construction d’un terrain de golf.</p>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Cuenca Rural&quot;" href="http://www.cuencarural.com/actualidad/76169-la-fauba-planea-generar-biocombustibles-en-rellenos-sanitarios/" target="_blank">cuencarural.com</a></p>
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		<title>Premier vol au biokérosène du pays</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/11/08/premier-vol-au-biokerosene-du-pays/38023</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Nov 2011 23:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Transport]]></category>
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		<description><![CDATA[Une collaboration étroite entre plusieurs entreprises américaines et chinoises a abouti au premier vol expérimental aux biocarburants en Chine. Un succès qui pourrait rapidement être utilisé sur des vols commerciaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une collaboration étroite entre plusieurs entreprises américaines et chinoises a abouti au premier vol expérimental aux biocarburants en Chine. Un succès qui pourrait rapidement être utilisé sur des vols commerciaux.</strong></p>
<div id="attachment_38031" class="wp-caption alignleft" style="width: 241px"><a rel="attachment wp-att-38031" href="http://www.greenetvert.fr/2011/11/08/premier-vol-au-biokerosene-du-pays/38023/chine_planebiofuel_crew"><img class="size-medium wp-image-38031" title="Air China" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/11/chine_PlaneBiofuel_crew-231x360.jpg" alt="Air China." width="231" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;équipage du premier avion à voler au biocarburant en Chine. © Air China</p></div>
<p>Côté américain, la filiale de <em>Honeywell, UOP,</em> et <em>Boeing </em>ont apporté leur pierre à l’édifice, alors que côté chinois ce sont <em>Air China </em>et <em>Petrochina </em>qui étaient de la partie. Le vol de deux heures a été réalisé autour de l’aéroport international de Pékin sur un Boeing 747-400. Un responsable de <em>UOP </em>a révélé qu’un partenariat était en cours de négociation avec <em>Petrochina </em>pour construire une usine de raffinement qui permettrait de produire en masse du carburant pour avions à partir de plantes dès 2014.</p>
<p>Le carburant utilisé provenait d’huile de jatropha fournie par <em>Petrochina </em>et raffinée en qualité proche du kérosène par <em>UOP</em>. La société chinoise a lancé des exploitations de jatropha dans les provinces du Sichuan et du Yunnan respectivement en 2007 et 2008, sur une surface totale de 100 000 hectares. Si la demande décolle, <em>Petrochina </em>envisage de porter cette surface à 830 000 hectares dès 2015, ce qui permettrait de produire 10 000 barils d’agro carburant par jour.</p>
<p><strong>Encore trop cher</strong></p>
<p>L’expérience, qui a utilisé un mélange 50/50 de kérosène classique et d’agro carburant, a été selon toutes les sociétés participantes un succès total. Si <em>Petrochina</em>, <em>UOP </em>et les autres clament leur confiance dans le déploiement rapide de la technologie aux vols commerciaux, un obstacle de taille risque de se mettre en travers de leur route.</p>
<p>En effet, <em>UOP </em>concède que si la génération actuelle d’agrocarburants pour l’aviation permet de réduire les émissions de CO2 de 85%, elle reste 2 à 3 fois plus chère que le kérosène issu du pétrole. Un coût rédhibitoire pour le secteur aéronautique, qui connaît une période difficile avec une baisse de la demande due à la crise de la dette couplée à une hausse des carburants qui augmente ses coûts opérationnels.</p>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Hexun&quot;" href="http://news.hexun.com/2011-10-29/134687171.html  " target="_blank">hexun.com</a></p>
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		<title>Les biocombustibles responsables de la crise des matières premières?</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 23:50:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[autosuffisance alimentaire]]></category>
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		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
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		<category><![CDATA[ONU]]></category>

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		<description><![CDATA[Olivier de Schutter, rapporteur des Nations Unies pour le Droit à l’alimentation, exige un débat sur la menace que les biocombustibles font peser sur la sécurité alimentaire lors de la réunion du G20 à Cannes les 3 et 4 novembre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>&#8220;Il est indispensable que le débat sur la sécurité alimentaire soit lié au problème des biocombustibles&#8221;</em>, tel est le souhait d’Olivier de Schutter, rapporteur des Nations Unies pour le Droit à l’alimentation, qui envoie un message direct aux leaders du G20 réunis à Cannes les 3 et 4 novembre, pour discuter de la menace que les biocombustibles font peser sur la sécurité alimentaire.</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="274" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ISMNd7vBSro?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="274" src="http://www.youtube.com/v/ISMNd7vBSro?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le rapporteur considère le plan d’accord des pays du bloc bien trop faible, sans mesures capables de produire des aliments pour les futurs 9 milliards d’habitants de la planète à horizon 2050. Pour diminuer le prix des aliments et la course aux terres arables dans les pays développés, Olivier de Schutter explique que le G20 doit mettre fin aux subventions fiscales accordées aux biocombustibles.</p>
<p>La faim dans la Corne de l’Afrique, les faibles récoltes de l’Ouest africain et les pertes engendrées par les inondations du Sud-Est asiatique sont citées en exemples pour souligner l’urgence du combat contre la volatilité du prix des aliments et la réapparition de la famine. <em>“Ceux qui ont faim ne peuvent pas attendre</em>”, conclut-il.</p>
<p>Deux rapports sur la situation de la faim dans le monde pointent du doigt la demande de production agricole des biocombustibles comme un facteur important d’instabilité internationale des prix des aliments, qui aggrave la faim dans des zones vulnérables du monde, comme l’Éthiopie et la Somalie.</p>
<p><strong>Des prix en baisse de 1960 à 2003</strong></p>
<p>Le rapport de l&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (FAO) mentionne les biocombustibles, la hausse de la consommation d’aliments dans les pays émergents, la croissance de la population mondiale et les changements climatiques, comme les facteurs prépondérants de la hausse de la volatilité des prix des matières premières agricoles.</p>
<p><em>“Cette volatilité fait que les petits agriculteurs et les consommateurs les plus pauvres sont de plus en plus vulnérables”</em>, alerte la FAO. L’organe de l’ONU rappelle que les prix des aliments étaient en baisse depuis 1960 mais sont remontés à partir de 2003, dans une tendance de hausse qui s’est accentuée après 2006. On peut lire dans le rapport :</p>
<blockquote><p>Les fortes hausses ont surpris beaucoup de gens, et ont engendré une préoccupation quant à la capacité de l’économie mondiale à alimenter correctement des milliards de personnes.</p></blockquote>
<p><strong>La demande de biocombustibles en forte hausse</strong></p>
<p>Dans un autre rapport, l&#8217;Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) cite, parmi les facteurs évoqués, la chute du dollar, les crises climatiques &#8211; comme les sécheresses et les inondations, mais aussi les subventions à la production de biocombustibles et la spéculation financière des marchés. Il souligne en particulier le lien créé par les biocombustibles entre le prix des aliments et celui du pétrole, car la demande de biocombustibles tend à augmenter quand le baril de pétrole devient plus cher.</p>
<p>Certes, les marchés des aliments et des combustibles ont toujours été liés — à cause des coûts de l’énergie et du transport — mais la demande de biocombustibles génère aujourd’hui “un nouveau canal” entre eux, qui déstabilise encore plus le prix des aliments. La demande de biocombustibles devrait être multipliée par quatre d’ici 2035.</p>
<p>C’est pourquoi l’IFPRI suggère que, principalement aux USA et en Europe, les politiques de soutien soient révisées afin de minimiser l’impact des biocombustibles sur le marché alimentaire. Aucun de ces deux rapports ne traite directement de la situation brésilienne, où les programmes d’incitation à l’usage de canne à sucre et de soja pour la production d’éthanol et de biodiesel sont pourtant forts.</p>
<p>En août 2011, le gouvernement brésilien a annoncé des plans d’investissement de 2,5 milliards de dollars [1,8 milliards d'euros] pour augmenter la production d’ici 2015. Cependant, le Brésil est pour le moment épargné par les critiques puisque, entre 1990 et 2008, le taux de malnutrition y a diminué de 31,5%. Le pays apparaît ainsi dans les rapports avec une sévérité du problème considérée comme “faible”.</p>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Eco Desenvolvimento&quot;" href="http://www.ecodesenvolvimento.org.br/conexao-onu/g-20-deve-combater-impacto-negativo-dos#ixzz1cSARmvqg" target="_blank">ecodesenvolvimento.org.br</a></p>
<p><strong>A lire aussi :</strong> <a title="Article sur le site web &quot;Mercado Ético&quot;" href="http://mercadoetico.terra.com.br/arquivo/incentivo-ao-biocombustivel-desestabiliza-mercado-de-alimentos/" target="_blank">mercadoetico.terra.com.br</a></p>
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		<title>Les voitures pourront carburer au café</title>
		<link>http://www.greenetvert.fr/2011/10/18/les-voitures-pourront-carburer-au-cafe/35939</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 23:54:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>stephane.e</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du sud]]></category>
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		<category><![CDATA[pollution des eaux]]></category>
		<category><![CDATA[traitement]]></category>

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		<description><![CDATA[Fabriquer du bioéthanol à partir du jus de lavage des grains de café, c'est le pari d'une nouvelle usine de retraitement de la vallée du Cauca, qui valorise au passage l'un des principaux polluants des rivières de la région.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fabriquer du bioéthanol à partir du jus de lavage des grains de café, c&#8217;est le pari d&#8217;une nouvelle usine de retraitement de la vallée du Cauca, qui valorise au passage l&#8217;un des principaux polluants des rivières de la région.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_35950" class="wp-caption alignnone" style="width: 526px"><a rel="attachment wp-att-35950" href="http://www.greenetvert.fr/2011/10/18/les-voitures-pourront-carburer-au-cafe/35939/colombie_coffeecar_usine"><img class="size-medium wp-image-35950" title="Usine de biocarburant de café" src="http://www.greenetvert.fr/wp-content/uploads/2011/10/colombie_CoffeeCar_usine-540x218.jpg" alt="Usine de biocarburant de café" width="516" height="214" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;usine de retraitement des eaux de lavage du café en biocarburant. © GVEP International</p></div>
<p></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Dans la vallée du Cauca, les biocarburants ne sont plus une nouveauté. Au cours des dernières années, leur production a fortement augmenté, notamment grâce à la transformation de la canne à sucre en éthanol.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est au tour des biocarburants de deuxième génération, fabriqués à partir de produits non alimentaires, de faire leur apparition. Humberto Mazuera, directeur de la fondation <a title="Site web de la fondation &quot;Entorno&quot;" href="http://www.funentorno.org/" target="_blank">Entorno</a>, a eu l&#8217;idée de récupérer un sous-produit du café extrêmement nocif pour les cours d&#8217;eau, afin de le transformer en bioéthanol.</p>
<p>Il s&#8217;agit du mucilage, une sorte de sirop obtenu lors du lavage des grains de café, que les producteurs rejettent dans l&#8217;environnement sans aucune forme de traitement. Humberto Mazuera travaille depuis deux ans sur ce projet avec son  fils Oscar, ingénieur spécialisé en énergies renouvelables. Il explique :</p>
<blockquote><p>La pollution des rivières est un problème historique pour le secteur de la caféiculture.</p></blockquote>
<p><strong>Première levée de fonds suite à un concours</strong></p>
<p>Ensemble, ils ont mis au point un procédé de conversion du mucilage en alcool qui leur a valu de figurer parmi les 26 gagnants du Concours de l&#8217;innovation énergétique <em>IDEAS </em>lancé en 2009 par le <a title="Site web de &quot;Global Village Energy Partnership&quot;" href="http://www.gvepinternational.org/es" target="_blank">GVEP</a>, la Coopération allemande pour le développement (GIZ) et la Banque interaméricaine de développement (BID). À la clé, 192 000 dollars [140 000 euros], qui ont permis à Humberto et à son fils de construire leur centrale de transformation du mucilage. Oscar Mazuera affirme :</p>
<blockquote><p>C&#8217;est une petite centrale de faible coût, mais son processus de fonctionnement répond aux mêmes protocoles que ceux des grandes usines produisant de l&#8217;éthanol.</p></blockquote>
<p>Selon ses calculs, l&#8217;usine sera capable de produire de 800 à 1000 litres de bioéthanol par jour, en transformant quotidiennement entre 8000 et 12 000 litres de mucilage. Ces résidus proviennent des cultures de café de Sevilla et Caicedonia, deux localités voisines.</p>
<p>Le biocarburant produit servira non seulement de combustible pour les véhicules, mais il pourra aussi être utilisé pour alimenter des radiateurs spécialement conçus pour brûler de l&#8217;éthanol, et pour faire fonctionner des générateurs de 5 kW, afin de fournir de l&#8217;électricité en milieu rural.</p>
<p><a title="Article sur le site web &quot;Ecoperiodico&quot;" href="http://www.ecoperiodico.com/el-cafe-se-integra-a-la-matriz-de-los-biocombustibles-en-el-valle-del-cauca/" target="_blank">ecoperiodico.com</a></p>
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