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La banque du temps a banni l’argent

Colombie / / Amérique du sud

Dans la banque du temps de Belén, les heures passées à rendre service constituent l’unique moyen de paiement. Inspirée de systèmes d’échanges développés en Europe et aux États-Unis, cette initiative insolite permet de renforcer la solidarité et la cohésion sociale…sans risquer de se surendetter !

© Maxim Kazmin

Vous êtes un virtuose du violon et aimeriez apprendre le jardinage ? Vous rêvez de parler anglais et avez envie de partager vos connaissances en mécanique ? Nul besoin de vous payer des cours particuliers hors de prix : quelques dépôts et retraits à la banque du temps vous permettront de réaliser vos rêves.

Mais attention, dans cette institution particulière, pas d’espèces sonnantes et trébuchantes ; les heures y sont la seule monnaie ayant cours.

L’utilisation d’heures comme moyen de paiement constitue un crédit consenti par tous les utilisateurs basé sur la capacité de chacun à se rendre disponible pour les autres. Un solde positif sur un compte représente une capacité de paiement, tandis qu’un solde négatif représente l’engagement de rendre service à d’autres personnes afin de compenser les paiements antérieurs en gagnant des heures. Les soldes ne génèrent aucune sorte d’intérêt, positif ou négatif.

…, explique John Jairo Lara, auteur du projet.

En seulement une semaine, la banque du temps de Belén a réussi à réunir plus de 100 adhérents et dispose déjà d’un bureau, généreusement offert par l’un des membres. John Jairo Lara a passé huit ans à étudier divers systèmes similaires fonctionnant dans le reste du monde, avant de lancer ce système d’échange en Colombie.

La banque du temps se contente de prendre note des services rendus et effectue alors un transfert d’heures d’un compte à l’autre. Comme dans une banque normale, la confiance constitue l’actif le plus important.

Patricia Hincapié, l’une des membres de la banque du temps, a déjà gagné 5 heures, qui sont créditées sur son compte. Elle se spécialise dans l’organisation d’événements et assure également le transport de personnes à n’importe quelle heure, notamment pour les fêtards qui préfèrent ne pas prendre le volant. Ses enfants, Daniel, 17 ans et Nathalie, 21 ans, sont eux aussi des adhérents de la banque : ils offrent respectivement leurs talents de dessinateur de graffitis et d’infirmière.

À travers ce nouvel organisme, John Jairo Lara espère fortifier les liens communautaires et inter-générationnels, en offrant un soutien aux personnes qui en ont le plus besoin : familles monoparentales, jeunes, retraités, etc.

À présent, John aimerait moderniser ce système d’échange en offrant à chacun des adhérents une carte qui pourra remplacer les tickets de dépôt et de retrait.

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Derniers commentaires

  1. rioux francine

    enfin le capitalisme s écroule!!!