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Diego, la tortue qui a repeuplé son espèce

Il est le papa de 800 tortues, a plus de 100 ans, mais Diego n’est pas encore fatigué et a de l’amour à revendre.

Rayer de la liste une espèce en voie de disparition, une mission que Diego a relevé haut la patte. La tortue centenaire a sauvé son espèce en engendrant 800 petits. Cette infatigable bête procrée sur l’île d’Española, au sud de l’archipel des Galapagos. Un patriarche entré en résistance.

Diego, libre dans sa tête

Michel Berger doit bien sourire de là-haut. C’est à mille kilomètres au Sud de l’Equateur, dans l’archipel des Galapagos que Diego est devenu une star. Cette tortue hors du commun fait partie de l’espèce Chelonoidis hoodensis. L’animal pèse 80 kilos pour 90 centimètres de long et jusqu’à 1m50 de haut en plein étirement. Des étirements qu’il pratique dans son domaine de prédilection : le sexe. Diego s’est en effet découvert une libido à en faire pâlir le marquis de Sade.

La tortue affamée est le père de 800 petits. Une sexualité débordante qui lui a permis de repeupler son espèce à lui tout seul. Il a contribué au repeuplement de l’île Española où résident ses enfants.

Le quadrupède a été importé du zoo américain de San Diego en 1976, et porte le nom de Diego depuis sa naissance. En arrivant dans les Galapagos, Diego avait une mission, difficile à remplir : sauver de l’extinction une espèce ne comptant plus que 14 individus (2 mâles et 12 femelles), dispersés sur toute l’île. Le don de Diego n’a pas été découvert tout de suite. C’est seulement il y a six ans lors d’une étude génétique que des scientifiques ont découvert qu’il était le géniteur de presque 40% des couvées de l’île d’Española.

Un travailleur hors pair

Diego a donc participé activement au repeuplement de son espèce qui n’est aujourd’hui plus en voie de disparition. Les tortues Chelonoidis hoodensis sont actuellement 2000 à vivre sur la terre d’Española. C’est le signe d’une espèce en bonne santé, même si l’île a pu en accueillir jusqu’à 5000. À ce jour, Diego est le seul à pratiquer le sexe aussi intensivement. George était l’autre tortue en qui les scientifiques avaient placé leurs espoirs, en vain. Cet autre centenaire refusait de se reproduire en captivité. Une absence de libido qui a dégradé sa santé et l’a emporté en 2012. De son côté, Diego, lui, semble toujours aussi insatiable.

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