Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

La marque montpelliéraine Yuyo fabrique des planches de surf «écolos» à l’aide de l’impression 3D

France / / Europe

La marque Yuyo ne fabrique ses planches de surf qu’avec des matériaux écologiques et recyclés.

Romain Paul, au coeur de son atelier, dans le quartier Tournezy, à Montpellier,  ajuste la commercialisation de ses planches de surf« écolos ». Le Montpelliérain, amoureux de la glisse depuis très longtemps, est à l’origine, avec trois associés, de la marque Yuyo, qui s’appuie sur une technologie nouvelle pour confectionner sa gamme : l’impression 3D.

Il détaille qu’il fabriquait en amateur depuis plusieurs années des planches de surf classiques, et il a rapidement fait l’expérience du “paradoxe du surfeur”. Il explique qu’en tant que surfeur, il pratique un sport de plein air, et il a la volonté de préserver ce milieu naturel. Il s’est fixé pour objectif de résoudre ce paradoxe en supprimant les matériaux toxiques pour fabriquer ses planches.

Zéro déchet

Afin de réduire au maximum leur impact sur l’environnement, l’équipe de Yuyo agit de A à Z à Montpellier, du dessin à la commercialisation des planches et utilise des matériaux naturels ou recyclés. Le noyau de la planche est ainsi imprimé en 3D avec un biopolymère issu de l’amidon de maïs, et du PET recyclé, fait de déchets plastiques. Elle est ensuite stratifiée grâce à une fibre minérale naturelle écologique, alliée à une résine biosourcée, composée d’huiles végétales. Romain Paul se réjouit car grâce à tout cela aucun déchet n’est produit, puisqu’ils utilisent la stricte quantité de matière nécessaire à l’élaboration des planches de surf.

Les planches ont été conçues avec un laboratoire de l’Ecole des mines d’Alès, er d’une équipe de riders, qui les ont testées. Le surfeur français Stéphane Iralour apporte son appui à l’initiative de Yuyo. Le surfeur souligne que la technologique développée entre impression 3D, les matériaux biosourcées et le recyclage du plastique mérite d’être encouragée afin de rendre positif le bilan écologique des sports de glisse, notamment en ce qui concerne la conception des planches. En tant qu’utilisateurs quotidiens de l’océan, ils sont les premiers témoins des dégradations du milieu marin et s’il est possible de changer cela et bien tant mieux.

Côté coût, il faudra réunir 690 euros pour la planche la moins chère. Selon
Romain Paul, cela correspond à du milieu de gamme, voire haut de gamme. Les premières sont en vente à prix cassés via une campagne de financement sur Kisskissbankbank.com.

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Derniers commentaires