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L’érosion du littoral du Pas de Calais fait chuter un blockhaus et met en péril 12.000 habitants

France / / Europe

La destruction d’un blockhaus réveille les risques de submersion et d’inondation, à cause de l’érosion du littoral dans le Pas-de-Calais.

Des vagues qui font tomber un blockhaus, ce phénomène spectaculaire témoigne combien la baie d’Authie, dans le Pas-de-Calais, est victime du phénomène d’érosion.

Ce blockhaus de la Seconde Guerre mondiale était apparu autour du 20 novembre. En moins d’un mois, il a été totalement arraché de la dune et, avec la forte houle de ce week-end sur le littoral, la forteresse a sombrer dans les eaux.

Un signal d’alarme lancé il y a bien longtemps

Mais au delà de cet événement, ce qui angoisse les habitants c’est qu’il y a pour l’avenir, un fort risque de submersion et d’inondation pour les 12.000 personnes qui habitent sur le polder, une zone qui se trouve sous le niveau de la mer, surtout à Berck-sur-Mer et Groffliers. Daniel Moitel, président de l’association SOS Baie d’Authie, a rappelé qu’il y a près de dix ans qu’ils alertent les autorités sur l’érosion de cette baie qui est un phénomène très particulier, davantage lié aux mouvements du fleuve qu’à la montée du niveau de la mer.

La chute de ce blockhaus est donc un exemple de la vitesse de l’érosion dans ce secteur. En trois ou quatre mois, la côte en est à 120 m de recul du littoral, a indiqué Daniel Moitel. Mais ce n’est pas l’endroit le plus critique puisque le tampon dunaire est encore suffisamment important pour contenir les marées. Ce qui n’est plus le cas du secteur appelé “Bois de sapins” où il n’y a plus aucune dune.

Des travaux tardifs

Des travaux d’urgence ont débuté afin de reconstituer le cordon dunaire. Il est nécessaire de recharger 350.000 m3 de sable, ce qui prendra au moins huit mois car le chantier ne peut se dérouler qu’à marée basse.

De plus, une digue en arrière des dunes doit également être construite pour renforcer la protection. Une enquête publique vient d’être lancée. Daniel Moitel s’attriste car si des mesures avaient été prises plus tôt, il n’aurait pas été indispensable d’en arriver à des travaux aussi importants.

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