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Une pénurie de café se profile dans le monde

/ Monde

La demande excède l’offre à mesure que le réchauffement climatique affecte les régions productrices de café. La consommation mondiale de café augmente, et le produit continue de gagner en popularité. Mais le monde est en train de faire face à une pénurie d’offre, avec les climats extrêmes et les parasites qui affectent les plantes.

 

(c) BCA

 

La consommation mondiale de café augmente, et le produit continue de gagner en popularité. Mais d’après l’Organisation internationale du café (OIC, ou en anglais ICO – International Coffee Organization) le monde est en train de faire face à une pénurie d’offre, avec les climats extrêmes et les parasites qui affectent les plantes. Les prix du café, au mois de mars, ont atteint leur plus haut niveau mensuel en 2 ans, et pourraient augmenter davantage, dans un contexte où les fermiers africains et d’autres régions productrices de café continuent de faire face à de sérieux défis climatiques.

 

L ’impact actuel et potentiel du changement climatique sur la filière café.

Si les températures augmentent de 2 à 2,5 degrés d’ici 2020, le GIEC, le panel intergouvernemental sur le changement climatique, estime que la production de café pourrait chuter d’un tiers, et que les profits des producteurs pourraient passer de 200 à 20 dollars par demi-hectare. Le panel prédit aussi que certains producteurs pourraient abandonner la production de café d’ici 2050.
« Un travail devrait être fait pour développer des variétés de café qui puissent être utilisées dans le futur » dit Mauricio Galindo,  chef des opérations de l’OIC »mais cela prendra 10 ans, et ces variétés pourront alors être utilisées pour produire du café à plus haute température. »
Le café, et en particulier l’arabica, s’avère une culture très dépendante du climat : les graines poussent dans une fourchette de températures restreinte, entre 19 et 25°C. Quand le thermomètre grimpe, la photosynthèse s’en voit affectée et dans certains cas, les arbres s’assèchent. Les caféiers pâtissent en outre de la hausse des périodes de fortes précipitations et de sécheresses prolongées, entraînée par le réchauffement de la planète.
Il est généralement admis que le changement climatique affectera à la fois les producteurs de l’arabica et du robusta. La hausse des températures devrait rendre certaines zones de production moins adaptées ou même totalement impropres à la culture du café, c.-à-d. que la production devrait se déplacer et des cultures de substitution devront donc être identifiées. L’incidence des ravageurs et des maladies augmentera alors que la qualité du café est susceptible d’en souffrir, et ces deux facteurs pourraient limiter la viabilité des producteurs actuels de café de haute qualité. Davantage de café exigera une culture  sous irrigation, augmentant ainsi la pression sur les ressources limitées en eau. Tout ce qui précède contribuera à augmenter le coût de la production, tandis que, dans l’avenir, moins de régions du monde conviendront à la production de café.

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Questions environnementales et sociales

Au final, la menace de sa disparition met en péril les moyens de subsistance de millions de personnes qui le cultivent et le produisent. Les exportations de cette variété s’avèrent cruciales pour les économies de pays comme le Brésil, le Soudan ou l’Ethiopie.

De fait, la production de café  est effectuée majoritairement par de petits fermiers indépendants. Or, la capacité des petits agriculteurs à faire face aux changements climatiques est limité. Les recommandations stratégiques incluent des solutions techniques à court terme, notamment l’amélioration des pratiques agricoles et un meilleur traitement post-récolte, et, à plus long terme, plusieurs stratégies d’adaptation et d’atténuation.

Les stratégies à plus long terme comprennent le renforcement des capacités, la cartographie des données climatiques, l’amélioration de la fertilité des sols, l’examen de différents modèles de production, le développement ou la plantation de variétés résistantes à la sécheresse et aux maladies. Et pour certains, à l’extrême, la diversification hors du café et / ou le déplacement vers des zones plus adaptées.

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Equilibre de l’offre et de la demande

Faudra-t-il renoncer au petit noir? Une chose est sûre, ses prix sur les marchés financiers s’envolent. Et si le prix  devrait continuer à croître, les marques tels que Nespresso ou Starbucks vont donc devoir faire un choix entre augmenter le prix final de leur bien pour répercuter la hausse du coût de production, ou trouver un substitut.

 


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Derniers commentaires

  1. robert munck

    peut être ne faudrait il pas oublier l’actuel président ukrainien « le Roi du Café » qui spécule allègrement sur les stocks.