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En Afrique du Sud, des super héroïnes protègent les rhinocéros

Afrique du Sud / / Afrique

Les 26 membres des blacks Mambas se battent chaque jour pour lutter contre le braconnage et pour préserver la vie sauvage du Parc national Kruger.


L’Afrique du Sud accueille 80 % de la population totale de Rhinocéros. Mais un gramme de poudre de cornes de Rhinocéros coute aussi cher qu’un gramme de cocaïne, c’est la raison pour laquelle 1 175 rhinocéros ont été tués en 2015 et plus de 850 pour l’année 2016.

Le braconnage ne cesse d’augmenter dans cette région, notamment dans le Parc national Kruger. Pour lutter contre cela, 26 jeunes femmes réparties sur une zone de 50 000 hectares, luttent contre la destruction de la vie sauvage de leur pays. Ces femmes font partie des Black Mambas, elles sont âgées entre 20 et 30 ans et sont tout aussi capables de lutter contre un éléphant, qu’un groupe de braconniers armés. Afin d’être à la hauteur, elles ont accompli une formation d’un mois, dont un entrainement paramilitaire.

Les blacks Mambas luttent efficacement contre le braconnage

Ces blacks Mambas sont présentes depuis 2013. Même si elles ne sont pas armées, leurs tenues militaires, elles, sont bien visibles. Elles ont pour objectif de disperser les braconniers, elles marchent sur des kilomètres chaque jour, et délivrent les animaux coincés dans des barbelés. Si un problème survient, elles font appel aux gardiens armés.

Le travail de ces femmes est extrêmement utile. Amy Clarck, la codirectrice de l’ONG Transfrontier Africa qui préserve la réserve Balle, au sein du Parc national Kruger, s’est réjouie de la baisse de 56% des cas de braconnages dans la région, depuis que les blacks Mambas sont présentes. Durant les 13 premiers mois de l’opération aucun rhinocéros n’a été tué.

Les blacks Mambas sont fières de montrer que ce n’est pas forcément un travail d’homme. Au sein de leur village d’origine, d’où viennent aussi souvent les braconniers, ces femmes sont devenues de vraies héroïnes. Leur travail permet de changer la vision du braconnage, et de ne pas le considérer comme une opportunité mais comme un danger pour la région. Certaines de ces femmes font même des interventions au sein  des écoles primaires, expliquant aux enfants effrayés par ces animaux que ces derniers ont pourtant besoin d’eux et de leur protection.

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