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La gratuité des transports en commun, une utopie ?

Brésil / / Amérique du sud

Le thème est d’actualité au Brésil. Élément déclencheur de la récente révolte du peuple brésilien, le prix du ticket de bus/métro n’en finit pas de susciter des débats. Pour Lucio Gregori, ancien secrétaire municipal aux Transports de São Paulo, la gratuité du transport public est possible. Facteur d’insertion sociale, elle aurait des impacts positifs sur l’économie.

© Fasouzafreitas

 Relance de la consommation

La gratuité du transport a des conséquences positives sur l’économie, parce que les gens pourront consommer davantage. Ils pourront se rendre plus facilement à des théâtres, au cinéma, à des fêtes, au bar, à l’école. Ces endroits recevront plus de public”, affirme Lucio Gregori, lors d’une réunion qui s’est déroulée en face de l’hôtel de ville.

La chaussée, remplie de jeunes venus assister au débat, gardait encore les traces de la manifestation du 18 juin, demandant la baisse des tarifs des transports en commun. Ce jour-là, des vitres de la mairie et de deux agences bancaires avaient été détruites par des casseurs.

Le « Tarif Zéro », un vieux projet

Lorsqu’il faisait partie du cabinet du maire de la capitale pauliste Luiza Erundina, Gregori avait élaboré le Projet Tarif Zéro, qui proposait un financement intégral du prix du ticket de bus via une hausse progressive des impôts, notamment de la taxe d’habitation. L’ancien secrétaire défend plus que jamais ce modèle pour les grandes villes.

Il est évident qu’il faudra aller chercher de l’argent, notamment via la taxe d’habitation des grandes propriétés et des immeubles de luxe”, dit-il, soulignant que sa proposition est indissociable d’une réforme fiscale qui aille vers plus de justice.

Sortir de l’injustice fiscale

La société brésilienne est suffisamment riche pour appliquer une politique fiscale où les plus riches contribuent à changer la ville grâce à la gratuité des transports”, ajoute-t-il, rappelant l’inégalité du système actuel. “Le Brésil a une charge fiscale inversée: celui qui gagne jusqu’à 2 SMIC paie plus d’impôts que celui qui en gagne plus de 20. Quelque chose ne va pas”.

Pour Gregori, appliquer le Tarif Zéro ne signifie pas nationaliser le système des transports en commun. “Est-ce que la collecte des déchets est publique? Non, donc ce n’est pas le problème. Il faut pouvoir payer le coût opérationnel d’une flotte privée, avec des chiffres discutés publiquement et clairement. Et ne rien faire payer aux usagers”.

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